29 nouveaux cas de coronavirus ont été détectés en Normandie, vendredi 13 mars 2020. (©illustration / AdobeStock)
La conférence de presse du vendredi 13 mars 2020, à la préfecture de Rouen, marque c’est certain un premier tournant dans la lutte contre le coronavirus en Normandie. Christine Gardel, directrice de l’Agence régionale de santé (ARS) de Normandie, a fait un point de situation et évoqué des évolutions stratégiques pour freiner la propagation du virus.
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Deux personnes en réanimation
Depuis la veille, ce sont 29 nouveaux cas de Covid-19 qu’a recensés l’ARS, portant le total provisoire à 97 sur la région. Parmi ces 97 personnes, « 11 sont hospitalisées et deux sont en réanimation », détaille la directrice.
« On arrive à un nombre fort », commente-t-elle. Aussi, si pour tenter de « freiner » la propagation du virus, l’ARS continue de rechercher « les personnes contacts » avec celles détectées malades, désormais l’accent n’est plus mis que sur celles qui présentent des signes de fragilité.
« Quand on a un cas confirmé, on le contacte, puis on contacte les personnes qui ont été en lien avec lui ». Ils sont séparés en deux groupes selon leur signes de fragilité. Les moins fragiles sont invités à « se surveiller ».
— 76actu (@76actu) March 13, 2020
Autre changement évoqué par Christine Gardel, « on ne prélève désormais plus que les personnes qu’il faut absolument qu’on confirme, pour pouvoir les suivre en cas d’aggravation ». Ceci concerne donc les personnes âgées, fragiles ou bien les personnels soignants. Pour les autres, avec cette circulation virale intense au sein de la population, « on a une surveillance syndromique » ; comprenez que dorénavant, on considérera automatiquement les personnes sans comorbidité et qui en ont les symptômes comme touchées par le Covid-19.
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« On veut éviter l’engorgement des cabinets médicaux »
« Tous les patients qui n’ont pas de signes de gravité seront pris en charge par le médecin de ville », explique la directrice de l’ARS. Pour ce faire, le 116-117, ce numéro pour joindre un médecin généraliste, va être étendu, pour avoir une régulation pour tous les patients qui se sentent fébriles : « On veut éviter l’engorgement des cabinets médicaux », précise Christine Gardel, qui prévoit une augmentation du nombre de patients hospitalisés dans les jours à venir. Ainsi, l’ARS a décidé de déclencher le plan blanc dans différents hôpitaux normands.