Municipales au Havre : Najat Vallaud-Belkacem et Raphaël Glucksmann pour propulser Alexis Deck

Municipales au Havre : Najat Vallaud-Belkacem et Raphaël Glucksmann pour propulser Alexis Deck

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Alexis Deck (troisième en partant de la gauche), ici en compagnie de ses derniers invités, lors de son meeting de clôture, le 12 mars 2020 au Havre. (©PL/76actu)

« J’ai un déficit de notoriété, c’est vrai ». C’est en concluant sur son mal d’image que le candidat d’Europe Écologie au Havre Alexis Deck a rappelé combien sa campagne à l’élection municipale avait été mise en lumière par la venue d’invités politiques d’envergure nationale. 

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Campagne courte, nombreux soutiens

Les derniers en date n’étaient pas les moins célèbres, jeudi 12 mars 2020. Parmi eux, le député européen Raphaël Glucksmann (Place Publique), venu soutenir la seconde liste d’union à gauche pour « faire du Havre l’une des villes d’où partira le mouvement qui va créer l’alternative ». Ou encore l’ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem, en retrait de la vie politique, mais ravie d’assister au « mariage réussi entre le rose et le vert » dans la cité Océane. Dithyrambique malgré les remous ferroviaires d’un trajet entre Brive et Le Havre, la socialiste a exhorté la centaine de militants et sympathisants à montrer la voie :

On vous regarde de tout là-haut : donnez-nous un modèle à suivre au national.

Échoué à 16% en 2014, le PS local, habitué à s’entendre avec les Verts (plus représentés aux élections municipales depuis 1995), a laissé le 15 janvier le flambeau au candidat de « la transition écologique ». Fort sans doute d’un nouveau carnet d’adresses, ce dernier en a profité pour orchestrer une campagne à invités, la seule sur la place politique havraise en 2020.

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Avant ça le camp écologiste, reboosté par sa troisième place aux élections européennes de 2019, s’était déjà largement mobilisé. Outre la venue du chef de file Yannick Jadot l’été passé, l’ancien député-maire de Bègles (Gironde), Noël Mamère, avait apporté, le temps d’une journée le 4 mars, son expertise sur le thème de l’urbanisme. Le Normand David Cormand, député vert européen, avait initié la vague de soutien, tandis que la porte-parole d’EELV, Eva Sas, rappelait l’intérêt porté par le camp écolo à une ville dirigée par la droite depuis 25 ans.

Être « un maire qui ressemble aux Havrais »

Tous l’ont aussi appuyé dans sa critique du candidat Philippe, notamment pointé du doigt pour « son grand projet inutile de canal Seine-Nord ». Ou encore son désir de « bétonisation du jardin Flaubert ». A ce sujet — léger objet de crispation lors du débat à quatre animé par France 3 Normandie — l’ancienne ministre de l’Écologie, Delphine Batho, était venue prêter main forte pour une action militante dans un lieu devenu symbole, avec le troisième tramway ou le don de draisiennes aux enfants de trois ans, de la campagne « alternative » voulue par l’actuel conseiller municipal d’opposition.

Jeudi, dans une salle surtout chauffée par ses intervenants habitués aux joutes nationales, Alexis Deck s’est emparé du mot de la fin, huit jours après un sondage Ifop-fiducial qui l’a placé en troisième position au 1er tour (16%). Lancé « pour l’emporter », il a repris ses fondamentaux, sur fond de climat politique souhaité « bienveillant » et « tranquille ». « Je ne candidate pas pour une question d’ego, d’ambition présidentielle, nationale. Je serai simplement, humblement, un maire qui ressemble aux Havrais ».

76actu

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