Le laboratoire Boiron d’Isneauville, près de Rouen, fermera ses portes en février 2021. (©Illustration / Adobe Stock)
« Quel gros gâchis… » Marie Gaucheron-Doinel, directrice du laboratoire Boiron d’Isneauville, près de Rouen (Seine-Maritime), a du mal à digérer la nouvelle. En février 2021, a-t-elle appris, l’établissement dont elle a la charge fermera.
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« Une politique de dénigrement sans précédent »
En cause selon elle, la « politique de dénigrement sans précédent » du gouvernement à propos de l’homéopathie. Au 1er janvier 2021, elle ne sera plus remboursée par la Sécurité sociale. Déjà depuis le 1er janvier 2020, son taux de remboursement était passé de 30 à 15 %. « Mais avec les mutuelles qui prennent en charge, c’était pour le moment transparent pour l’utilisateur. »
Seulement voilà, les labos Boiron accusent tout de même déjà le coup : une baisse d’activité de 20 % et des projections à -50% pour la fin 2022 sur le chiffre d’affaire. « Il y a une obligation de restructurer, pour que ça se pérennise », analyse Marie Gaucheron-Doinel.
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39 salariés concernés à Isneauville
Aussi, en France, ce sont 12 des 27 sites Boiron qui fermeront, pour un total de 646 postes. À Isneauville, l’avenir est des plus incertains pour les 39 salariés. Dernier espoir, le recours au Conseil d’état fait par le labo. « On veut garder ce système des 15 %, qui laisse à l’utilisateur la possibilité d’un choix thérapeutique », martèle la directrice d’établissement.