Selon un dernier sondage publié le jeudi 5 mars 2020, le bloc de gauche serait majoritaire à Rouen au soir du dimanche 15 mars 2020, au premier tour des élections municipales. (©RT/76actu)
La dynamique semble plutôt en faveur de la gauche pour les élections municipales de Rouen (Seine-Maritime), des dimanches 15 et 22 mars 2020. Le dernier sondage connu place la liste conduite par Jean-Michel Bérégovoy (EELV) en tête, suivi de très près par Nicolas Mayer-Rossignol (PS) et Jean-Louis Louvel (soutenu par LR, LREM et le Modem) en troisième position. Tout ce beau monde tourne autour des 20 % des voix, mais le bloc de gauche serait majoritaire.
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« On continuera de faire la même chose »
Nicolas Mayer-Rossignol et Jean-Michel Bérégovoy, déjà alliés dans la majorité municipale sortante, pourraient-il de nouveau s’entendre ? Et quelle sera la position du candidat France Insoumise, Lionel Descamps, le 15 mars au soir ? L’écologiste, actuel adjoint au maire, est très clair sur une possible alliance avec ses partenaires de gauche :
On n’a jamais tremblé lorsqu’il s’agissait de se réunir pour faire en sorte que la droite ne prenne pas la Ville. On continuera de faire la même chose, simplement on espère que l’alliance soit inversée.
Jean-Michel Bérégovoy envisage « une nouvelle alliance avec des priorités différentes » et « ça sera facile, puisque tout le monde est devenu écolo », ironise l’élu écologiste. Le volte-face de Nicolas Mayer-Rossignol sur l’épineux dossier du contournement Est de l’agglomération a « évidemment été un bon signal », pour le chef de file écolo.
Et si Nicolas Mayer-Rossignol arrivait en tête le soir du 15 mars, là aussi, la position du candidat Vert est sans ambiguïté : « Même si on est à 0,5 point derrière, on ne se maintiendra pas, on fera le rassemblement », glisse un colistier de Jean-Michel Bérégovoy.
« Le moment de ces discussions n’est pas venu »
De son côté, en public, l’ancien président de Région n’est pas aussi direct et joue la course du premier tour à fond :
Je ne me projette pas. Je porte un projet et on verra ce que ça donne. Ce qui est important, c’est de faire une vraie place à des citoyens qui n’ont pas d’expérience politique. Dans mon projet, je suis fier d’avoir donné la place à ces citoyens.
« Le moment de ces discussions n’est pas venu », souligne un partisan de Nicolas Mayer-Rossignol, qui souligne que son candidat « ne peut pas se prononcer seul sur ces choses là, alors qu’il y a un vrai collectif citoyen derrière lui ». Un collectif qui par nature est traversée par des sensibilités politiques différentes. « Même en privé, il ne dit pas qu’il nous soutiendra », s’inquiète un fidèle de Jean-Michel Bérégovoy, qui espère que Nicolas Mayer-Rossignol « participera au rassemblement ».
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Quant au candidat de la France Insoumise, Lionel Descamps crédité de 5% des intentions de vote, c’est net, il « ne signera pas avec Nicolas Mayer-Rossignol », mais avec les Verts, « il y a des choses sur lesquelles on se rejoint. Ce sont les 55 personnes de la liste qui décideront, au soir du premier tour », avait-il confié à 76actu.
Des alliances pour la Métropole ?
Mais dans cette élection, l’enjeu est aussi et peut-être surtout métropolitain. Ainsi, les alliances peuvent aussi se jouer du côté de la Métropole. Depuis le début, Nicolas Mayer-Rossignol martèle qu’il est aussi candidat à la présidence de cette collectivité. Si la Ville se maintient à gauche, la probabilité pour que la Métropole reste à gauche est importante, voire assurée.
Dans cette configuration, Nicolas Mayer-Rossignol a toutes ses chances pour réaliser un de ces vœux électoraux, aidé par un collectif d’élus œuvrant pour conserver la Métropole à gauche. Le temps de ces discussions sera bientôt venu.