Édouard Philippe a présenté son programme jeudi 5 mars 2020 au Havre (Seine-Maritime). (©M-B/76actu)
L’exercice aura duré pas loin de deux heures. Le candidat Édouard Philippe l’a reconnu lui même : sa présentation du programme de la liste « Le Havre ! » a été « un peu longue », jeudi 5 mars 2020.
@ephilippe2020 vient d'arriver au #Havre pour le meeting durant lequel il doit présenter son programme dévoilé sur les réseaux et dans les boîtes aux lettres depuis plusieurs jours déjà. @76actu pic.twitter.com/0Spac08M8S
— Bouchard Murielle (@mubouchard14) March 5, 2020
Moins de monde et moins d’ambiance
Est-ce l’effet du sondage révélé la veille ou bien la manifestation tendue en amont du meeting qui a démotivé les troupes à braver la pluie ?
Dans la salle des fêtes du quartier de Graville, le public était bien moins serré que le vendredi 31 janvier 2020 date à laquelle le Premier ministre avait décidé de lever le suspense sur sa candidature aux Municipales au Havre (Seine-Maritime), dans une autre salle, plus proche il est vrai du centre-ville.
Côté ambiance, force était de constater que là encore, la réunion publique du jeudi 20 février pour la présentation de la liste au stade Océane aura beaucoup plus marqué les esprits. Dans les rangs, comme demandé en préambule de l’arrivée de la tête de liste, des applaudissements ont fusé après chaque thématique abordée par Édouard Philippe ou des colisitiers, mais certains ont reconnu « un manque de dynamisme ». L’intervention très spontanée de Oumou Niang-Fouquet au sujet de la tour Réservoir de Caucriauville a réveillé les plus endormis dans la salle, la Marseillaise entonnée en fin de meeting également.
Le meeting d'@ephilippe2020 est terminé au #Havre. C'est la fin de ce #thread merci de l'avoir suivi. pic.twitter.com/y1WxvaR06M
— Bouchard Murielle (@mubouchard14) March 5, 2020
Les principales propositions du programme de « Le Havre ! »
Éducation
- Passer de 13 000 à 15 000 étudiants au Havre, « en accueillant la future Université Régionale des Métiers et de l’Artisanat (URMA), en achevant la création du campus autour de la gare et des bassins, en développant les formations en apprentissage, qui sont souvent les meilleures façons d’accéder à l’emploi.
Économie
- Le port du Havre siège de l’Axe Seine : « C’est en avril que la décision sera prise. Par le gouvernement. Le Havre a des atouts évidents. Vous imaginez bien que je les ferai valoir ! »
- Passer à l’escale zéro fumée : pour développer les croisières, « il faut être exigeant… en avance sur les aspects environnementaux. »
Quartiers
- Les rénovations « doivent continuer à avancer… Je pense à la Pointe de Floride, un site exceptionnel qui a tout pour accueillir un équipement culturel et touristique qui permettrait de valoriser l’histoire du Havre, son identité maritime, sa vocation à être une porte ouverte de la France vers le monde ».
- Réaménager une place publique par an : « Les places de la Mare au Clerc, de Graville et de Rouelles et de quelques autres, dont celle du Père Arson à Saint-François ».
Culture
- Une 2e salle pour le Volcan : « Nous devrons construire une deuxième salle pour le Volcan, afin justement de permettre l’accès aux spectacles à des nouveaux publics. Nous devons rénover les bibliothèques et salles de spectacle qui en ont besoin: la bibliothèque du Mont Gaillard, le Théâtre des Bains Douches. Je veux également que le Fort de Tourneville, qui a tout pour devenir le lieu central culturel au Havre, définisse, avec les associations qui le font vivre, un projet ambitieux.
- L’image : « Nous pourrions mettre en place une nouvelle politique autour de notre rapport aux images. Elles prennent une place de plus en plus grande dans notre quotidien, elles transforment notre vision du monde. Il faut savoir les comprendre, les produire… Parfois s’en méfier. Avec la même méthode ouverte que celle éprouvée pour la mise en œuvre du plan lecture, je souhaite que tous les acteurs de l’image (les professionnels de l’éducation, de la médiation et de l’animation) participent à la réalisation de ce nouveau plan ».
Sécurité et propreté
- Caméras et radars sonores. Aujourd’hui, 250 caméras sont implantées au Havre. Édouard Philippe souhaite arriver à 300. « Et je souhaite aussi implanter, quand ils seront homologués, des radars sonores qui permettront de verbaliser les véhicules bruyants ».
- Tri des déchets : il faut « mieux trier les déchets et lutter contre les dépôts sauvages. Une méthode : la responsabilisation de chacun… quitte à verbaliser s’il le faut ».
Environnement
- En finir avec la décharge Dollemard « avec pour objectif qu’à mi-mandat, nous ayons réglé cette affaire. »
- Planter des arbres : « 10 000 dans les six ans à venir »
- Mobilités électriques : augmenter le nombre de vélos électriques à la location, un itinéraire sécurisé pour passer de la ville haute à la ville basse, nouveaux parcs de stationnement de vélo, arriver à 100 bornes de recharges électriques d’ici 6 ans.
Logement
- Améliorer l’habitat : « Conduire le même travail dans le quartier Massillon que Place Danton pour améliorer et transformer l’habitat. Construire plus de logements collectifs neufs en prévoyant des logements adaptés aux personnes âgées, comme des micro-maisons de retraite ou de l’habitat partagé. Construire un nouvel EHPAD public dans les quartiers sud. Favoriser au maximum l’adaptation des logements pour ceux qui souhaitent rester chez eux. Un fonds d’avances sera créé pour aider à la réalisation des travaux des particuliers. Il faut que notre ville et ses logements s’adaptent pour nos concitoyens les plus âgés. »
Éducation
- Deux nouvelles écoles, « dans le centre ancien et dans les quartiers sud, deux nouvelles écoles seront construites ».
Santé et solidarité
- Un réseau de Maisons des aidants : « Dans les six années qui viennent, pour que chacun puisse trouver de l’aide, des conseils, un accueil de jour permettant de prendre un peu de répit. C’est une vraie mesure de solidarité qui exigera des investissements et des recrutements, un travail avec les associations comme avec les structures médicales. »
- Plus de médecins et « une vraie politique de prévention. Depuis trop longtemps, c’est le parent pauvre des politiques de santé en France, et c’est absurde : vivre mieux, c’est aussi savoir préserver sa santé ».
Impôts
- Un engagement à ne pas les augmenter pour les six prochaines années : et ce, malgré une mesure d’élargissement des horaires des services municipaux.