L’humoriste Élisabeth Buffet joue « Obsolescence programmée » près de Rouen

L’humoriste Élisabeth Buffet joue « Obsolescence programmée » près de Rouen

Élisabeth Buffet présente « Obsolescence programmée », son dernier spectacle, à Maromme, le 12 mars 2020.

Élisabeth Buffet présente « Obsolescence programmée », son dernier spectacle, à Maromme, le 12 mars 2020. (©Julien Benhamou)

L’humoriste Élisabeth Buffet présente son spectacle Obsolescence programmée à l’espace culturel Beaumarchais, à Maromme, près de Rouen (Seine-Maritime), jeudi 12 mars 2020.

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« Nous sommes tous obsolètes de quelqu’un »

Comment est venue l’idée de ce spectacle ?
Élisabeth Buffet : En me regardant dans le miroir ! Je suis partie de moi et de ce palier que sont les 50 ans. C’est un constat du vieillissement qui touche tout le monde à des degrés divers.

Il faut avoir conscience que des choses nous échappent entre notre époque et nous-même. Aujourd’hui nous sommes tous obsolètes de quelqu’un. C’est très relatif comme expression et ce spectacle parle à toutes les tranches d’âge. Par exemple, quelqu’un de 30 ans peut être obsolète d’un autre qui a 12 ans.

Comment vous créez vos spectacles ?
C’est un processus solitaire. J’aime me retrouver seule, ça change de la période où je me produis et où je suis très exposée. Après avoir fait la première mouture du spectacle, je le présente au metteur en scène et nous enlevons des trucs, éclaircissons certains autres passages.

Mais avant cela, il y a une période de collection de ce qu’on peut entendre, des notes qu’on prend et des thèmes qui nous paraissent en découler. Il faut ensuite s’astreindre à un rythme d’écriture.

Une sincérité de jeu

Beaucoup d’écriture donc, mais l’impro a-t-elle une place dans ce spectacle ?
Oui, de plus en plus. L’atout de l’âge, c’est de disposer d’une certaine liberté. Je laisse plus de portes ouvertes qu’avant lorsqu’il se passe des choses avec le public. En règle générale, on ne présente jamais deux fois le même spectacle, tout est facteur de l’humeur de la salle. Plus c’est dans un endroit confiné, plus l’énergie du rire fonctionne. Faire de l’humour dans un Zénith n’a à mon avis pas de sens sur ce point-là.

Vous sortez d’une pièce de théâtre. Quel est l’apport du théâtre dans le monde de l’humour ?
Une recherche de la sincérité dans notre jeu. Ce n’est pas parce qu’on est dans l’humour qu’il faut se permettre de ne pas jouer. Il faut jouer les émotions. Mon escapade théâtrale m’a redonné envie de reporter ce jeu en spectacle.

Qu’est-ce qui vous a poussée à quitter votre carrière dans la communication pour vous lancer dans l’humour ?
Il y a longtemps que ça me tenaillait. Des gens donnent un nouveau virage à leur vie à l’approche de la quarantaine. Ça m’a poussée à tenter. Je me suis alors dit que si ça ne marchait pas j’aurais au moins essayé.

Avez-vous un ou une maître à penser ?
C’est un bien grand mot. Au début des années 90, alors que je prenais des cours de théâtre je suis allée voir Muriel Robin sur scène. J’ai pris une claque. Elle avait le bon rythme, les bonnes coupures, les choses qui tombent à point. C’était une des premières en tant que femme à faire rire.

Infos pratiques :
À l’espace culturel Beaumarchais, rue de la République, à Maromme, à 20h30.
Tarif : 29 euros.

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