Alain Ternisien (au centre à l’arrière-plan) avec les membres de sa liste Bois-Guillaume, notre ville, notre avenir. (©Le Bulletin)
C’est parce qu’il a senti une ferveur de la part des habitants de Bois-Guillaume (Seine-Maritime) pour sa candidature, qu’Alain Ternisien a décidé de se soumettre, pour la troisième fois, au vote de la population le 15 mars 2020. « Cela n’a pas été mon unique motivation, mais le fait de se sentir soutenu par les habitants ça aide. » L’homme de 59 ans reconnaît que la majorité sortante a, sur certains sujets bien œuvré, mais il se retrouve en total désaccord avec la gestion de la commune sur un point en particulier.
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Un manque d’anticipation
L’urbanisme, voici le sujet majeur sur lequel l’élu souhaite, avec son équipe, retrousser ses manches pour les Boisguillaumais. « J’avais prédit il y a six ans ce qui allait se passer », déclare-t-il. « La majorité sortante a ouvert trop de terrains à la construction d’immeubles. À aucun moment, elle n’a anticipé le vieillissement de la population et le fait que les habitants vendraient leurs biens. Donc aujourd’hui, les riverains de certains quartiers comme à La Prévotière ou encore en face de la mairie, se retrouvent avec des projets de construction d’immeubles et voient leur propre bien perdre de la valeur. »
Alain Ternisien et sa liste s’engagent à agir de deux manières. La première, c’est de « revoir le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUi) de la Métropole. » La seconde, c’est « d’imposer un dialogue entre les riverains, la municipalité et les promoteurs. Sans dialogue, on ne délivrera pas de permis de construire. Notre souhait c’est que les constructions s’intègrent dans l’environnement. »
Concernant les logements sociaux où Bois-Guillaume fait figure de mauvais élève, là aussi Alain Ternisien pense avoir une solution : « Le problème, c’est que dans ce dossier, les Boisguillaumais payent les pots cassés du conflit politique qui a opposé le maire Gilbert Renard à l’ancien président de la Métropole Frédéric Sanchez. « Il y avait la possibilité de gérer ce sujet des logements sociaux au niveau métropolitain », souligne-t-il.
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Une piscine à la Plaine de la Ronce ?
Autre sujet, et non des moindres, le souhait des habitants de voir la commune se doter d’une piscine. « En ce qui concerne la piscine nous avons plusieurs options qui s’offrent à nous. La première et c’est celle que nous voulons mettre en avant, c’est de discuter avec la Métropole pour qu’elle finance une partie de l’équipement. » Actuellement, comme le rappelle Alain Ternisien, la Métropole ne « refuse pas d’investir, car elle accompagne la création d’autres piscines sur le territoire, mais nous souhaitons qu’elle puisse faire davantage. » De plus, le point fort de Bois-Guillaume, selon la tête de liste, c’est que la commune a déjà un terrain qui lui appartient pour recevoir l’infrastructure : « Il y a une réflexion au niveau de la plaine de la Ronce, car il y a les transports en commun qui desservent cette zone (le F1). » Sinon, seconde solution envisagée, « se réunir en communauté de communes avec Isneauville, Quincampoix et éventuellement Bihorel. »
Un centre-ville aménagé
Alain Ternisien précise que le programme de sa liste a été réalisé via une consultation des habitants, par questionnaire. Lorsque la question de l’aménagement du centre-ville intervient, le candidat sait où il veut emmener la commune. « Il faut faire des lieux de convivialité et pour cela il faut parler avec Carrefour pour aménager cette zone. »
Bois-Guillaume, avec son image de ville huppée, est victime de son succès et souffre d’insécurité au niveau des cambriolages. « Je pense que pour lutter contre ce fléau, il faut augmenter la vidéosurveillance. » Enfin concernant les transports, il y a là aussi une réflexion à mener : « Nous vivons dans une commune étendue. En dehors des lignes 11 et F1, qui circulent sur les axes principaux, à part marcher, il n’y a pas grand-chose pour se déplacer. » Le candidat envisage de mettre à disposition des habitants des navettes qui circuleront seulement dans les zones où les lignes de bus ne circulent pas.