INTERVIEW. Sébastien Bailly, auteur rouennais, sort son premier roman, Mum Poher

INTERVIEW. Sébastien Bailly, auteur rouennais, sort son premier roman, Mum Poher

Sébastien Bailly, auteur rouennais, sort son premier roman, Mum Poher.

Sébastien Bailly, auteur rouennais, sort son premier roman, Mum Poher. (©JBM / 76actu)

Il en a écrit, des livres : tantôt drôles, tantôt didactiques, tantôt sérieux, tantôt formateurs… Mais il est un format dans lequel le journaliste / écrivain / formateur de Rouen (Seine-Maritime) Sébastien Bailly ne s’était jusqu’ici pas encore essayé, c’était celui du roman.

Chose dorénavant faite, avec Mum Poher, livre que le touche-à-tout a auto-édité, et dans lequel il retrace le destin peu banal de Brigitte, une femme née à Paris et qui va complètement changer d’identité.

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76actu : C’est votre premier roman, après de nombreux livres… Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?
Sébastien Bailly : En réalité, j’ai fait comme tout le monde : dans la vingtaine, j’ai écrit un roman pourri que tout le monde a refusé, et c’était tant mieux : c’était mauvais. J’avais donc comme tout le monde un manuscrit dans les tiroirs.

Et puis la vie a ensuite fait que j’ai écrit des livres, mais pas de romans, hormis un roman de jeunesse. Et à 50 ans, je me suis dit : ‘Si tu le fais pas, tu ne vas jamais le faire’. Il fallait simplement une histoire, un truc à raconter…

« Je joue avec les codes du roman »

Et quelle fut-elle, cette histoire ?
Brigitte, Mum Poher, son surnom, est une fille dans la fin des années 60, qui part du XVIe arrondissement de Paris vers le festival de l’ile de Wight. Suite à une série d’aventures, elle va se retrouver embarquée, prendre une nouvelle identité et changer de vie.

Tant et si bien que quand on la rencontre à la fin de sa vie, elle est devenue une vieille gitane écossaise. Que s’est-il passé entretemps, qu’a-t-elle fait de sa vie et de cette liberté qu’elle a eue en changeant d’identité ?

Et vous donc d’inventer l’histoire pour combler les trous…
En fait, c’est un roman, et je joue avec les codes du roman. Parce qu’un roman, c’est juste ça, c’est un jeu entre l’auteur et le lecteur : l’auteur va faire croire un truc au lecteur, il y a un contrat, et le lecteur va accepter le temps du roman de croire ce que lui dit l’auteur.

Dans Mum Poher, je joue sur ce jeu de qu’est-ce qui est vrai, qu’est-ce qui ne l’est pas.

« Le livre s’est fait enfumer par Lubrizol »

Le livre est sorti dans le courant du mois de septembre, et sa promo a été quelque peu éclipsée par l’incendie de l’usine Lubrizol…

Le livre est sorti début septembre 2019. Et la tournée de promo devait commencer le 27… Une rencontre était d’ailleurs programmée à l’Armitière. Mais le 26 septembre, Lubrizol explose, et ça prend toute la place dans le calendrier médiatique et dans mon calendrier personnel (Sébastien Bailly est journaliste à Rouen pour Ouest-France, NDLR).

On a annulé, on n’a pas retrouvé de date. Et à un moment, un livre chassant l’autre, il y a d’autres gens à faire passer…

Le livre s’est en quelque sorte fait enfumer par Lubrizol. On ne saura jamais ce que ça a coûté à sa carrière. Ce que je sais, c’est que des choses ne se sont pas faites à cause de ça.

L’important, c’est que le livre ait tout de même eu une petite vie, et que les retours que j’ai eus aient été agréables.

Infos pratiques :
Mum Poher, de Sébastien Bailly, 184 pages, 14,90 €

76actu

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