EN IMAGES. Partez à la découverte de lieux méconnus, insolites ou « secrets » de Rouen

EN IMAGES. Partez à la découverte de lieux méconnus, insolites ou « secrets » de Rouen

Rouen (Seine-Maritime) fourmille de lieux méconnus à découvrir en se promenant.

Rouen (Seine-Maritime) fourmille de lieux méconnus à découvrir en se promenant. (©FM/76actu)

Qualifiée de ville aux cent clochers par Victor Hugo, Rouen (Seine-Maritime) fourmille de trésors à découvrir à ciel ouvert. Avec Aurélie Daniel, animatrice culturelle indépendante, qui avec son concept Les balades rouennaises propose des découvertes thématiques de la ville (érotique, fantastique, disparue…), la rédaction de 76actu a concocté une nouvelle sélection de lieux méconnus à explorer

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Quartier rasé

Ici se trouvait la rue des Matelas.

Ici se trouvait la rue des Matelas. (©FM/76actu)

Dans les années 1970, le quartier de la Pomme d’or, au sud de la rue Saint-Nicaise, est détruit. À l’époque, il s’agissait de construire des immeubles modernes, mais aussi de tracer l’avenue de la Porte-des-Champs. Les travaux ont également englouti une rue qui existait depuis des siècles, la rue des Matelas, qui pourtant ne se trouvait pas sur le chemin de la nouvelle avenue. La rue se trouvait entre l’école Saint-Vivien et la caserne Philippon. Aujourd’hui c’est une cour d’immeuble, où se trouve une image ancienne de la rue.

Elle était très prisée par les photographes et les artistes, car elle offrait une vue pittoresque sur l’église Saint-Vivien. Les quartiers Saint-Nicaise et de la Croix-de-Pierre devaient connaître également le même sort. Heureusement il n’en a rien été…

La maison du bourreau

La maison du bourreau de Rouen, située aujourd'hui dans le jardin du Musée de la céramique.

La maison du bourreau de Rouen, située aujourd’hui dans le jardin du Musée de la céramique. (©FM/76actu)

Ce qu’on appelait la maison du bourreau se situe dans le jardin du Musée de la céramique, lui-même un ancien hôtel particulier, l’hôtel d’Hocqueville. Jusqu’au XIXe siècle, avant le percement de la rue Jeanne d’Arc et de la rue Lecanuet (anciennement rue de l’Hôtel-de-Ville puis rue Thiers), l’aménagement du square Verdrel et du Musée des beaux-arts, on trouvait là un dédale de ruelles médiévales. C’était le quartier des tanneurs, qui profitaient de l’eau d’une rivière coulant le long de l’actuelle rue Jeanne d’Arc, la Renelle. Par son nom, la rue Sainte-Croix-des-Pelletiers – les pelletiers étaient ceux qui travaillaient la peau – est un héritage de cette époque. 

Quant aux bourreaux, jusqu’au XVIe siècle, ils vivaient rue Fossés-Louis-VIII, qu’on appelait à l’époque la rue de l’Aumône. Lorsqu’ils ont migré dans le quartier, la rue de la Truie a été rebaptisée rue du Bourrel (le bourreau en vieux français). De cette rue il ne reste que deux maisons : celle du bourreau, et une autre rue du Bailliage, dont le style tranche par rapport à celui de ses voisines, et dont l’emplacement donne une indication du tracé initial de la rue de la Truie. 

Gargouilles avec animaux

À droite, une gargouille avec un animal à sa base, au Palais de justice de Rouen.

À droite, une gargouille avec un animal à sa base, au Palais de justice de Rouen. (©FM/76actu)

Sous les gargouilles du Palais de justice, on trouve parfois du feuillage, mais d’autres fois des animaux, comme une espèce de salamandre ou un singe. Les gargouilles sont un élément caractéristique de l’architecture gothique. Elles ont miraculeusement échappé aux destructions de la Seconde Guerre mondiale, qui a touché toute la toiture. 

Quartier industriel

Rue Armand-Carrel, un immeuble qui accueillait une fonderie.

Rue Armand-Carrel, un immeuble qui accueillait une fonderie. (©FM/76actu)

Le quartier Martainville, longtemps l’un des plus peuplés et plus pauvres des Rouen, a été complètement réaménagé au XIXe siècle. À l’époque, même si on construit encore des maisons à pan de bois, la brique devient le matériau typique de la Révolution industrielle. Il y a également la volonté de tracer des artères plus grandes et rectilignes, ainsi qu’une grande place, pour faire circuler l’air. Il y a des raisons d’hygiène, mais aussi de contrôle : on veut alors contrôler la classe ouvrière et  éviter les émeutes.

Ce quartier concentrait les peurs des bourgeois, qui eux vivaient plutôt dans les quartiers ouest. Dans ce quartier on va trouver des usines et des ateliers, et des industriels se font construire des immeubles. Rue Armand-Carrel on peut ainsi voir une ancienne fonderie, dans un immeuble de briques typique de l’époque, qui conserve une inscription, au nom d’Émile Jouenin. 

Nombreuses congrégations religieuses

Un vestige du monastère des Capucins.

Un vestige du monastère des Capucins. (©FM/76actu)

Le quartier Saint-Hilaire a longtemps été riche en congrégations religieuses. Aujourd’hui, en haut de la rue des Capucins, on peut encore voir l’arrière d’un oratoire, vestige du monastère des Capucins. De l’autre côté de la rue, détruit pour la construction du lycée Jeanne d’Arc, se trouvait le couvent de la Visitation. Seule a survécu la chapelle mortuaire, dans l’enceinte du lycée, encastrée dans les remparts. La chapelle funéraire a été transformée… en chaufferie.

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Un immeuble de briques, rue Alsace-Lorraine, matériau typique de la Révolution industrielle.

Un immeuble de briques, rue Alsace-Lorraine, matériau typique de la Révolution industrielle. (©FM/76actu)

Par cette voie, visible depuis la rue des Arpents,  se trouvait autrefois le lit du Robec, aujourd'hui enterré.

Par cette voie, visible depuis la rue des Arpents, se trouvait autrefois le lit du Robec, aujourd’hui enterré. (©FM/76actu)

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