L’hôpital du Havre s’offre un équipement de médecine nucléaire « à la pointe de la technologie »

L’hôpital du Havre s’offre un équipement de médecine nucléaire « à la pointe de la technologie »

En plus du PETscan, l'hôpital du havre (Seine-Maritime) dispose désormais d'un nouvel équipement pour la médecine nucléaire.

En plus du PETscan, l’hôpital du Havre (Seine-Maritime) dispose désormais d’un nouvel équipement pour la médecine nucléaire. (©GHH)

Les patients viennent principalement y réaliser des examens pour des suspicions ou suivi de cancer, mais aussi pour des maladies infectieuses ou inflammatoires ou encore des cas de démence. Refait à neuf, le centre de médecine nucléaire du Groupe hospitalier du Havre (Seine-Maritime) dispose désormais d’une toute nouvelle machine, permettant de réaliser des examens en scintigraphie, mise en service mardi 4 février 2020.

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Une analyse plus efficace des cancers

La particularité de ce nouvel outil ? Cette « machine de toute dernière génération » vient compléter l’équipement – un PETscan – dont disposait déjà l’hôpital pour « former un vrai plateau complet », présente le docteur Mathieu Chastan, chef du service.

Complémentaires, les deux technologies permettent de réaliser des examens poussés. Contrairement à la radiologie ou l’IRM, « nous travaillons avec un traceur, explique le médecin. Dans le cas d’un cancer par exemple, on ne va pas seulement mesurer une tumeur, mais aussi évaluer son niveau d’activité. Car elle peut aussi bien passer de cinq à un centimètre sans que son activité ne change, ou à l’inverse garder une même taille mais être plus ou moins active. »

Cette « médecine personnalisée » s’applique également sur des pathologies cardiaques, pulmonaires, dégénératives cérébrales… « Elle va notamment permettre, dans certains cas, d’éviter des opérations ou des chimiothérapies ».

Un partenariat avec Becquerel, à Rouen

Dans ce service rénové, neuf médecins, dépêchés par le centre de lutte contre le cancer Henri Becquerel, à Rouen, se relaient pour assurer la présence de deux praticiens chaque jour.

Avec ce renforcement du service de médecine nucléaire, qui vient compléter l’équipement récemment inauguré à l’hôpital privé de l’Estaire, le GHH espère « réaliser cette année 3 200 examens sur le PETscan (contre 2 800 l’an passé) », et « table sur 2 500 pour la scintigraphie. »

L’objectif est également de réduire les délais d’attente, qui sont actuellement « de six semaines à trois mois, parfois même six mois nous disent certains praticiens ». Autre nouveauté qui devrait voir le jour dans ses prochains mois : la possibilité de prendre rendez-vous en ligne via une plateforme intégré au site du GHH, mais aussi d’y consulter ses résultats.

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