INTERVIEW. Tri Yann passe au Zénith de Rouen pour son « Kenavo Tour »

INTERVIEW. Tri Yann passe au Zénith de Rouen pour son « Kenavo Tour »

Les musiciens de Tri Yann effectuent actuellement leur dernière tournée. À voir au Zénith de Rouen le 18 janvier 2020.

Les musiciens de Tri Yann effectuent actuellement leur dernière tournée. À voir au Zénith de Rouen le 18 janvier 2020. (©D.R.)

Une tournée qui passe aux six coins de la France pour dire au revoir à la scène, c’est ce que le groupe Tri Yann fait. Samedi 18 janvier 2020, ils seront de passage au Zénith de Rouen (Seine-Maritime) pour tirer sa révérence après 50 années de concerts.

Lire aussi : Spectacles, concerts… Les rendez-vous à ne pas manquer à Rouen au premier semestre 2020

Plus de scène, mais toujours de la musique

76actu : Kenavo, ça veut dire « Au revoir », pas « Adieu ». Cela veut-il donc dire qui vous resterez toujours présent, mais d’une autre façon ?
Jean Chocun : Oui. Il y a une certaine lassitude des kilomètres et des hôtels. Il faut savoir s’arrêter. Il y aura certes le regret de ne plus être avec le public. Mais nous serons toujours présents musicalement, il y a déjà un projet d’enregistrement à l’avenir.

Donc vraiment las d’être en tournée ?
On n’est jamais chez nous. C’est compliqué de s’organiser. Nous avons fait 50 ans ininterrompus de scène, contrairement à d’autres artistes qui font une pause parfois de plusieurs années entre des tournées. J’aimerais bien aller à la pêche ou à la cueillette des champignons. Paradoxalement, c’est dans de telles circonstances que vient l’inspiration. Il s’agit simplement de prendre du recul.

50 ans, pour faire revivre les musiques bretonnes auprès d’un large public, mais aussi 50 années de mises en scène incroyables. C’est l’ADN du groupe ?
La mise en scène, c’est justement ce qui a fait notre particularité. Ce n’est pas surjoué, c’est dans notre nature de ne pas vouloir faire de la musique en regardant le bout de nos pieds.

Récemment, un journaliste comparait Tri Yann à Magma ou Ange…
Mais il y a des liens avec ces deux formations. Jean-Luc Chevalier, notre guitariste, a joué avant dans Magma. Quant à Ange, nous étions dans la même maison de disques avant, chez Universal. On se connaît bien et on s’apprécie.

Des classiques et une inédite

Parmi votre répertoire riche, s’il y avait une chanson à retenir qu’elle serait-elle ?
Ce ne sera jamais la même en fonction de qui vous questionnerez dans la formation. Pour ma part ce serait Si mort A mors. Les paroles sont de Jean-Louis Jossic et c’est historiquement étayé. Cela a vraiment des racines pour nous. Pour d’autres, il peut y avoir la sempiternelle Jument de Michao.

VIDÉO. Écouter Si mort A mors

De quoi sera composé ce Kenavo tour ?
Nous avons commencé le Kenavo tour l’été dernier, dans un petit festival près de chez nous. La base sera constituée de titres extraits du dernier disque La belle enchantée et d’un éventail de chansons qui ont marqué notre itinéraire et une qui était alors inédite au moment où nos avons lancé la tournée : Les rives du Loch Lomond.

En 50 ans de carrière, il doit y avoir un sacré paquet de souvenirs…
Les moins bons on les évacue, et les bons on a tendance à les enjoliver. Les anecdotes que nous avons à partager sont nombreuses. Il y aurait de quoi en écrire un livre.

« Tous ces témoignages d’affection sont touchants »

Quelles sont les premières réactions de votre public ?
Sachant que ça va être notre rencontre avec le public, les gens viennent en masse. Par exemple pour nos ultimes dates à Nantes, nous avions mis deux dates de concert en vente. Elles ont été remplies en une demi-journée, ce qui nous a conduits à en ajouter deux supplémentaires. On se doutait que des gens seraient sensibles à ces dernières retrouvailles, mais on ne s’attendait pas à cela. On reçoit régulièrement des messages, des mails de gens qui nous disent que nous allons leur manquer, que nos musiques sont liées à certains moments de leurs vies… Tous ces témoignages d’affection sont touchants.

Infos pratiques : 
Au Zénith, avenue des Canadiens, au Grand-Quevilly, le 18 janvier 2020, à 20h30.
Tarifs : de 44,50 à 59,50 euros.

76actu

Les commentaires sont fermés.

Fabriqué avec WordPress | Theme: SpicePress par SpiceThemes