Coupe de France : le club de football de Gonfreville espère « le PSG » au « Stade Océane »

Coupe de France : le club de football de Gonfreville espère « le PSG » au « Stade Océane »

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Les joueurs de Gonfreville l’Orcher (Seine-Maritime), quelques heures après leur succès arraché aux tirs-au-but contre les Bretons de Saint-Brieuc. Le club seinomarin est qualifié pour les 16es de finale, où il pourrait se frotter à un grand nom du foot français. (©Capture d’écran Facebook ESMGO)

Pour sa dernière saison à la présidence de Gonfreville l’Orcher (Seine-Maritime), Michel Garcia vit des heures animées. Et pour cause : samedi 4 janvier 2020, son équipe – très mal-classée dans le cinquième échelon national – a disposé de Saint-Brieuc (1-1, 4 tirs-au-but à 3) en 32e de finale de la Coupe de France. Un résultat majeur qui intervient quelques semaines après une première prouesse, alors face à Créteil.

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Mis en lumière par cette qualification arrachée contre une équipe supérieure d’une division, l’ESMGO et son président se projettent maintenant vers le tour suivant, où un cador du football français pourrait bien se présenter le week-end du 18-20 janvier. La réponse sera connue lundi 6 janvier 2020, à l’issue du tirage au sort effectué dès 20h15 au stade Robert-Diochon de Rouen. Attiré par l’idée de recevoir le PSG, si possible au stade Océane où joue habituellement le HAC, Michel Garcia se méfie toutefois de l’énorme tâche organisationnelle que cela pourrait générer. Interview.

« Ne pas trop rêver »

76actu. Deux jours après votre qualification historique face à Saint-Brieuc, dans quel état d’esprit vous trouvez-vous ? 

Michel Garcia. « L’excitation, vu mon expérience dans le club, est vraiment intérieure. Car ce sont des journées [les matchs de Coupe, Ndlr] compliquées à gérer. Les déplacements, la communication… On n’a pas de service de com’, on fait tout nous-mêmes. Ce sont des moments très bons pour le club, pour son image. En parallèle, nos U19 sont aussi qualifiés pour les 32es de finale de la Gambardella [la Coupe de France des jeunes, Ndlr]. C’est vraiment une année de coupes à Gonfreville. Mais paradoxalement, on est très mal classé en National 3 [le club est dernier, Ndlr]. Il y a une joie d’un côté et de l’inquiétude de l’autre : qu’est-ce qui ne marche pas en championnat ? 

Se profilent désormais les 16es de finale, potentiellement contre une équipe professionnelle, à domicile. Avant le tirage au sort, êtes-vous déjà sur le pont ?

Le prochain match est dans quinze jours. Comment on organise ? Si on est tirés pour jouer à Gonfreville, est-ce qu’on ira au stade Océane ? Si c’est une Ligue 1, on n’aura de toute façon pas le choix. Plein de questions se posent pour demain. Je pense que le ressenti (émotionnel) se fera une fois que nous ne serons plus dans la boucle de la Coupe de France. Si possible le plus tard possible mais il ne faut pas trop rêver : 15 clubs de Ligue 1 sont encore qualifiés, et quatre de Ligue 2.

« Aujourd’hui, je ne sais pas comment gérer »

Un mot sur le tirage au sort : qui voudriez-vous défier ?

(Rires) On a une grosse déception : au tirage précédent, à une boule près, on avait le Paris Saint-Germain. Les 16es, c’est plus compliqué : jusqu’aux 32es ce sont plusieurs chapeaux. Aujourd’hui il n’y en a plus qu’un seul. Ce qui veut dire que vous pouvez, par exemple, aller à l’Athlético Marseille. Une Ligue 1, ça serait systématiquement chez nous à la faveur des deux divisions d’écart. Mais vous avez des clubs qui ne seront pas à deux divisions de nous et qui ne seront pas à-côté de Gonfreville…

La priorité est donc avant tout de disputer le seizième de finale à domicile ?

À domicile, et si possible au stade Océane. Cela serait beaucoup plus facile pour l’organisation. Car on vous impose la communication de la Coupe de France, des stadiers. Ça devient une grosse machine ensuite. Aujourd’hui, je ne sais pas comment gérer. Parce que je n’ai jamais géré ça.

En fonction du résultat de Rouen contre Metz, qui préfériez-vous affronter : le FCR ou le PSG ?

S’il y avait un choix, c’est le PSG. Si c’est l’OM ou Saint-Étienne, ça me va bien aussi (rires). 

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