Inauthentiques marchés dits de « Noël »

Inauthentiques marchés dits de « Noël »

Billet de Florestan

Vous avez tous remarqué, partout désormais, sur les places publiques de nos centres villes, devant les façades historiques de nos monuments les plus vénérables, s’agglutinent ces petits chalets de bois de ces soi-disant marchés dit de « Noël » comme autant d’hommages du vice du consummérisme à une vertu spirituelle qui s’est évanouie partout sauf, peut-être, dans ces villes et régions d’un Est français encore placées sous un régime concordataire qui n’est pas hostile aux manifestations publiques de nos traditions judéo-chrétiennes, contrairement au reste de la France où s’applique strictement le régime de la laïcité définie par la loi de 1905.

boule-noel-meisenthal

Avant de revenir en Normandie, nous avons fait étape à Metz pour visiter la verrerie traditionnelle de Meisenthal nichée au coeur du parc naturel de la forêt des Vosges du Nord aux confins de la Lorraine et de l’Alsace, non loin de la frontière allemande entre les départements de la Moselle et du Bas-Rhin… C’est, en effet, à Meisenthal qui fut inventée en 1858 la boule de verre à accrocher dans le sapin de Noël pour remplacer les pommes que l’on y pendait autrefois.

Sur la route serpentant jusqu’à ce val forestier pris par les frimas de l’hiver, nous traversâmes les ravissants villages mosellans dûment décorés pour Noël: pas de grandes guirlandes électriques pendues au dessus de la rue par la municipalité mais, au contraire, des maisons décorées avec soin, transformées en lanternes magiques témoignant de la présence des âmes dans le froid et le noir. Quant au rond-point, à la sortie du village, il accueille soit un vrai et un grand sapin naturel garni de ses lampions, soit la Sainte famille dans une crèche illuminée!

A Metz, un marché de Noël surmontée d’une grande roue encombre la place d’armes établie entre l’hôtel de ville et la falaise gothique de la cathédrale Saint-Etienne avec sa voûte médiévale culminant à 41 mètres de hauteur. La belle pierre de Jaumont dorée par le soleil hivernal donne au centre ville de Metz un aspect de pain d’épices… Au milieu de la place, donc, l’inévitable marché dit de « Noël » avec de nombreuses spécialités locales et au pied du sapin, non loin du principal porche de la cathédrale concordataire (à la fin de la messe on dit là-bas encore « Dieu sauve la République ») on y voit  cette famille de migrants juifs palestiniens que l’on ne veut plus voir crécher nulle part!

Rappelons néanmoins, cela vaut aussi pour Metz où nous étions, que le seul vrai marché de Noël par sa tradition et son authenticité est celui de Strasbourg qui s’étend du 6 décembre, la fête de la Saint Nicolas, (alias le vrai Père Noël) au 6 janvier le jour des Rois… et ce, depuis près de 600 ans!

D’où cette loi géographique indiscutable:

Plus on s’éloigne du marché de Noël de Strasbourg en suivant la direction du soleil couchant, plus l’authenticité des marchés de Noël que l’on peut, hélas, parcourir, régresse:

En conséquence, la comparaison entre le marché de Noël de Strasbourg et celui de… Brest confine à l’absurde!


 

Illustration avec ce témoignage d’un fidèle lecteur de l’Etoile de Normandie depuis le marché dit de « Noël » visible à Angers:

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J’adresse mes meilleurs vœux pour l’année 2020 ainsi qu’au collectif BEN.

 

Année 2020 que je commence, comme j’ai fini celle de 2019, en râlant.

 

Nous connaissons tous sur ce site, les méthodes de gangsters pratiquées par nos voisins d’Outre Couesnon pour s’arroger ce qui ne leur appartient pas. Je viens d’en faire une nouvelle fois le constat sur le marché de Noël d’Angers.

 

Froid, neige, sapins, montagne, Provence, Alsace, régions de l’Est de la France et de l’Europe,,, voilà ce qu’évoque un marché de Noël  pour beaucoup, du traditionnel quoi !

 

Ensuite on peut y adjoindre des chalets de produits « locaux » (Anjou en ce qui me concerne) et malheureusement des chalets proposant des bibelots utiles comme inutiles…

 

C’était donc le cas pour la centaine de chalets présents à ce marché de Noël.

 

Mais, évidemment, étaient présents aussi ceux qui réussissent l’exploit de s’arrimer à la manne commerciale que représentent la magie et l’imaginaire de Noël, j’ai nommé nos chinois à nous, les bretons. Ces spécialistes de l’incruste s’invitant à toutes les fêtes, revendiquent toutes les traditions, du moment qu’ils puissent se mettre en valeur… en effet, un chalet affichait fièrement en lettres grosses et grasses : « spécialités bretonnes »

Jusque là de l’habituel et du risible… En m’approchant de plus près, j’ai constaté qu’ils vendaient du cidre chaud au chouchen (normal) au Cointreau (entreprise angevine, on va dire que c’est pour faire plus local) MAIS AUSSI au Calvados et à la Bénédictine, ben voyons !!! (voir photo jointe)

 

Je rappellerai quelques exemples de leurs méfaits coutumiers  :

 

-Ces usurpateurs utilisent le terme « homard breton »

« Très souvent utilisée l’appellation « homard breton » est abusive lorsqu’il peut s’agir de homard provenant de Normandie, voire du Royaume-Uni. La dénomination légale est: homard européen… « (source Normandie fraîcheur Mer) http://www.normandiefraicheurmer.fr/la-peche-en-normandie/entry-610-homard.html

 

-Ils avaient déjà inventé « le Kir breton » (une façon de détourner à leur profit le célèbre KIR) qui n’a de breton que le cidre (à condition de prendre du cidre breton!), le sirop de cassis venant des régions de production du Val de Loire, Bourgogne, l’Oise et la vallée du Rhône https://www.blackcurrant-iba.com/event/wp-content/uploads/2018/07/3-French-blackcurrant-sector.pdf

 

-Ils ont revendiqué la galette sarrasin des mayennais, qui est devenue ni plus ni moins la galette bretonne https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/576/reader/reader.html?t=1441987823082#!preferred/1/package/576/pub/577/page/11

(d’ailleurs quand je lis la fin de cet article cela me fait froid dans le dos pour notre Camembert…)

 

La liste n’est pas exhaustive : il est naturel pour eux de s’approprier les traditions et créations des autres qui ont du succès. La Normandie est « leur victime privilégiée » puisqu’ils profitent du flou autour de produits alimentaires similaires et de sa proximité géographique. Cela ne s’arrête pas là, puisqu’au besoin ils revoient la géographie et l’histoire pour s’approprier ce qui leur fait envie ( Mont St Michel, conquête de l’Angleterre…).

Pendant ce temps, j’entends trop souvent les normands parler de « nos AMIS bretons ». La naïveté a des limites, nous frôlons la connerie,,, des gens qui agissent de la sorte ne peuvent pas avoir d’amis. Il est grand temps d’arrêter le pillage systématique de notre patrimoine et nos richesses !

 

Amitiés normandes

signé:  la vigie normande en Anjou 😉

Letoile de Normandie

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