Philippe Leroy, maire sortant de Franqueville-Saint-Pierre (Seine-Maritime), dresse le bilan des actions menées par l’association des maires du plateau Est de Rouen : l’une des réalisations majeures sur le point d’aboutir, la piscine. (©Isabelle Villy)
États généraux du sport, retour d’un site pour les cartes nationales d’identité, gymnase du lycée Galilée, piscine… les dossiers sur lesquels a planché l’amicale des maires du plateau Est de Rouen (Seine-Maritime) sont nombreux et au terme de six ans de mandat, le maire de Franqueville-Saint-Pierre, Philippe Leroy fait le point, au nom de l’Amicale. Et un mot-clé semble revenir sur tous les dossiers, celui de l’intercommunalité, incontournable pour mener à bien les projets…
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On a choisi de maintenir les limites de l’ancien canton pour l’amicale et on a créé un logo du plateau Est, qui épouse la forme d’un drapeau », observe Philippe Leroy, qui souligne que la structure a été créée « en confiance, sans intérêt politique. On aborde les sujets de façon intercommunale.
États généraux du sport
Sous cet angle de l’intercommunalité, l’élu évoque le projet d’États généraux du sport, auquel il affirme ne pas être opposé, mais qu’il convient de bien étudier. « Je ne suis pas contre mais j’ai un côté réaliste, j’aime bien me hâter lentement », confie Philippe Leroy, qui trouve cette idée « excellente ». Toutefois, il ajoute qu’il « ne faut pas faire n’importe quoi », sous peine de décevoir. « C’est un très bon sujet mais on n’a pas le droit à l’erreur », martèle-t-il. Concrètement, le constat est qu’il y a des clubs dans toutes les communes avec des bénévoles et que des équipements sont moins bien occupés que d’autres.
Mais les grosses communes ne doivent pas déshabiller les petites. Il faut laisser la vie dans les communes, la vie associative, c’est presque plus important que les élus. C’est la vitalité de nos communes, le ballon d’oxygène des habitants, soutient Philippe Leroy.
C’est justement pour faire un état des lieux qu’un questionnaire a été envoyé aux concernés, dont le résultat devrait être restitué avant les élections municipales, prévoit l’élu, qui constate que c’est « un long travail ».
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Carte nationale d’identité : un poste sur le plateau
D’ici le printemps, il sera possible de faire une demande de carte d’identité sur le plateau. Un poste va en effet être ouvert au Mesnil-Esnard et ce n’est pas la moindre des réussites du travail mené par l’Amicale des maires, qui n’ont jamais lâché le dossier. Pour ce service de proximité par excellence, les 15 élus des 15 communes n’ont pas baissé les bras et ont relancé autant que nécessaire les autorités pour avoir gain de cause. La dernière demande formulée par le maire du Mesnil-Esnard remonte à la prise de poste du nouveau préfet et cette fois, les élus ont été exaucés.
Ce service devrait être opérationnel d’ici le printemps. Il sera ouvert à tout le monde, car nous n’avons pas le droit de faire de discrimination, mais le mercredi et samedi matin seront réservés pour les demandes des habitants du plateau Est, précise Philippe Leroy.
Un service qui devrait satisfaire le public et dont la mise en place est à mettre, une fois encore, au crédit d’une volonté de mutualisation entre les communes.
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« On a l’espoir de voir encore s’ajouter des communes »
EICAPER. Le nom lui-même porte la marque de l’intercommunalité et des atouts qu’elle génère : Entente Intercommunale du Centre Aquatique du Plateau Est de Rouen, la future piscine pour tout dire a été portée par une farouche volonté de quelques communes, au nombre de huit pour l’instant, de voir émerger ce projet indispensable pour les habitants.
On a l’espoir de voir encore venir s’ajouter des communes. Pour l’instant, deux seraient potentiellement d’accord pour nous rejoindre, annonce le maire de Franqueville, qui rappelle également que ce centre aquatique aura également pour vocation de répondre aux scolaires.
« Il fallait que les habitants et les scolaires puissent profiter en même temps de cette structure. C’est pour cela qu’il y aura trois bassins. Nous avons souhaité également qu’il y ait un espace de remise en forme, qui permettra de diminuer le coût de déficit du fonctionnement », insiste Philippe Leroy, qui connaît ce dossier piscine sur le bout des doigts.