Malik Djoudi sera sur la scène du 106 de Rouen le 29 novembre 2019. (©Ph. Lebruman)
Sa musique discrète, presque timide, de laquelle naissent subtilement refrains, ritournelles et ruptures de rythmes entêtants, finissant par ne plus vous lâcher, a donné lieu à l’un des plus beaux albums de l’année. Avec Tempéraments, Malik Djoudi poursuit sans vraiment faire de bruit son petit bonhomme de chemin, deux ans après son premier album, UN. Vendredi 29 novembre, l’homme se produira au 106 de Rouen (Seine-Maritime) lors d’un concert en partenariat avec le Centre dramatique national de Normandie.
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Rencontre avec un musicien qui, après 20 ans à bidouiller seul dans l’ombre pour les autres (et pour l’alimentaire, parfois : c’est notamment lui qui avait composé « l’hymne » des « lofteurs », Lofteurs up and down) , a décidé de prendre un peu la lumière et de faire sa musique à lui, pour notre plus grand plaisir.
« J’ai commencé la musique il y a 20 ans »
Pour les gens qui ne vous connaissent pas, comment définiriez-vous votre musique ?
Malik Djoudi : Je dirais que je fais de l’electro pop.
Vous avez démarré, comme vous le dites souvent, seul dans votre chambre. Comment êtes-vous passé de bidouilleur de l’ombre à chanteur qui remplit de grandes salles ?
J’ai dû commencer à faire de la musique il y a 20 ans, et j’ai toujours eu la chance de pouvoir faire de la musique et d’en vivre. J’ai donc pu mettre du temps à me chercher. Je pense que le fait d’écrire en français m’a aussi beaucoup aidé à trouver cet axe qui est désormais le mien depuis quatre ans. Et le fait de m’être trouvé, ça m’a donné plus confiance en moi.
Concours :
En partenariat avec le 106, 76actu met en jeu quatre places (2 x 2) pour le concert de Malik Djoudi, vendredi 29 novembre 2019, à 20 heures. Pour cela, il faut adresser un mail à l’adresse redaction@normandie-actu.fr, en précisant votre nom, prénom, adresse mail, ainsi que ceux de votre accompagnateur(rice) souhaité(e) pour le concert. Les premiers à écrire seront sélectionnés et prévenus par mail.
D’ailleurs, vous dites dans la chanson Belles sueurs que vous n’aimez pas « le mot doute ». À moins que ce ne soit « le mois d’août » – il y a débat sur le web. Mais auquel cas, la question ne fonctionne absolument plus.
Non, c’est bien « le mois d’août ».
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Ah… Bon… Août ? Mais pourquoi n’aimez-vous pas le mois d’août ?
Je n’aime pas trop les plages, les trucs où il y a plein de monde… Non, je n’aime pas ça.
C’est pour ça que l’on a l’impression que votre musique s’apprécie encore mieux la nuit, tranquillement, dans le noir, quand tout est calme…
On peut l’écouter dans la nuit, oui. Mais après tout, on a aussi le droit de l’écouter à n’importe quel moment de la journée.
Avec Etienne Daho : « Une amitié »
On lit dans les crédits de votre dernier disque que vous avez collaboré avec Ash Workman [ingénieur du son, travaillant notamment avec Metronomy, NDLR]. Comment est-ce possible ?
Je collabore souvent avec Amaury Ranger, qui est l’un des membres de François and the Atlas mountain, et qui le connaît. Il lui a présenté mes maquettes, et Ash Workman a accepté que l’on travaille ensemble. On est allé dans le sud de l’Angleterre travailler à ses côtés pendant un mois et demi.
Et la rencontre avec Etienne Daho, comment s’est-elle déroulée ?
Elle s’est passée il y a un peu plus de deux ans au sein d’un festival duquel il était parrain. De là est née une amitié, une alliance musicale. Ça a donné le morceau À ses côtés sur cet album. Un duo avec Etienne Daho, mixé par Philippe Zdar [le fondateur de Cassius, décédé récemment, NDLR], c’était un rêve !
Votre musique semble très imagée, d’ailleurs vos clips sont toujours très léchés. Composer pour le cinéma, c’est dans un coin de votre tête ?
C’est en pourparlers ! Le cinéma et l’image m’inspirent en effet beaucoup. Là j’ai composé quelques morceaux pour la musique d’un documentaire. Pour de la fiction, j’ai quelques projets, mais c’est encore prématuré pour en parler. C’est en tout cas quelque chose que j’ai vraiment envie de faire.
Un réalisateur avec lequel vous rêvez de travailler ?
Xavier Dolan !
Infos pratiques :
Malik Djoudi au 106, vendredi 29 novembre à 20 heures.
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