Des légumes « lubrizolés » ont été symboliquement déposés devant les grilles de l’usine Lubrizol, à Rouen, mardi 26 novembre 2019. (©FM/76actu)
Deux mois jour pour jour après la catastrophe de l’usine Lubrizol et de sa voisine Normandie Logistique, à Rouen (Seine-Maritime), une délégation du collectif unitaire rassemblant syndicats, associations, agriculteurs etc, a été reçue pour la première fois par la direction, sur le site de l’usine, mardi 26 novembre 2019, dans la soirée.
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Marche rive gauche vers le site de Lubrizol
Deux mois que le collectif, qui a commencé à s’organiser dès le lendemain de l’incendie, vendredi 27 septembre, attendait cette entrevue. La rencontre a été organisée à l’issue d’une nouvelle manifestation, organisée au départ du Palais de justice, à 18 heures. Cette fois-ici, le parcours prévoyait bien une arrivée devant le site de l’usine chimique, et le rendez-vous avec la direction a été confirmé aux organisateurs dans l’après-midi.
Le cortège de quelque 250 manifestants a d’ailleurs rapidement gagné la rive gauche, où la marche s’est attardée afin de se montrer le plus longtemps possible auprès des badauds. L’arrivée sur le site industriel s’est faite délibérément par les quartiers résidentiels du Petit-Quevilly situés juste à côté.
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250 manifestants étaient présent lors de la marche du 26 novembre 2019. (©FM/76actu)
« Exercice nécessaire », mais « réponses insatisfaisantes »
Entrée sur le site – bien gardé – vers 20h15, la délégation de quatre représentants du collectif en est sortie à 21 heures. Gérald Le Corre, responsable CGT et membre du collectif en première ligne sur ce dossier depuis le début, s’est montré satisfait « d’avoir eu cette discussion », qualifiée d’« exercice nécessaire », mais qui laisse le collectif sur sa faim sur bien des points : garanties et conditions jugées insuffisantes concernant les indemnités promises aux agriculteurs, aux entreprises et aux commerces ; incertitudes concernant la prise en charge de la dépollution ou encore transparence toujours trop faible aux yeux du collectif.
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Gérald Le Corre prend cependant acte de l’engagement affiché par l’entreprise d’« étudier des situations », au cas par cas, pour indemniser des personnes « en chômage partiel », « des gens qui ont été licenciés », « des gens dont les gosses ont été malades », « des gens qui ont pris des congés pour garder leurs gosses » etc.
Et à propos de la transparence, le syndicaliste estime que des avancées ont été obtenues, « sous l’effet de la mobilisation ». Mobilisation qui doit donc selon lui se poursuivre et une nouvelle date de manifestation a été annoncée : rendez-vous le 26 janvier 2020.
Gérald Le Corre membre du collectif, responsable CGT, s’exprime à l’issue de la réunion avec la direction de #Lubrizol pic.twitter.com/95SymEQHjW
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La mobilisation doit continuer estime Gérald Le Corre ➡️ pic.twitter.com/pZksCZSPGq
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• EN IMAGES. La manifestation du 26 novembre 2019 :





