Pour la première fois de sa carrière sportive, Pascal Bourel de l’Union Sportive et Culturelle de Bois-Guillaume et Bihorel (Seine-Maritime) était très fier de représenter la France et de courir sous ses couleurs (©Le Bulletin).
Le dernier championnat du monde sur route de cyclisme s’est tenu début septembre à Poznan en Pologne. Pascal Bourel de l’Union Sportive et Culturelle de Bois-Guillaume et Bihorel (USCBB) a pris la 24e place de la course, chez les 50-54 ans. Pascal Bourel est ce qu’on pourrait appeler un homme tout terrain. Ce chef d’entreprise de 53 ans est aussi à l’aise dans son costume de patron de sa société Olymp Etiqu, que dans sa tenue de cycliste, à avaler les kilomètres.
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Début septembre, il s’est envolé pour la Pologne, à Poznan, afin de disputer pour la toute première fois le championnat du monde sur route (Gran fondo) :
Depuis une petite dizaine d’années, je me fixe un à deux objectifs par an, comme l’Étape du Tour ou la Marmotte. Mais à force de les faire chaque année, on se lasse, j’avais besoin de me lancer un nouveau défi.
C’est alors qu’en 2018, Pascal se renseigne sur le championnat du monde : « Je l’ai toujours suivi d’un coin de l’œil. »
« Je ne fais pas de sacrifices pour le vélo »
C’est en avril dernier, sous les couleurs de l’USCBB à Mâcon, près de Lyon, que Pascal s’est qualifié pour le championnat du monde : « Il y a 29 courses dans le monde comme celle-ci. Le principe est simple, chaque participant se trouve dans une catégorie d’âge et selon le nombre d’inscrits de chaque catégorie, il faut prendre les places qualificatives. J’ai fini 18e et dans ma tranche d’âge (50-54 ans), seulement les 25 premiers étaient qualifiés. »
Une fois le billet pour Poznan en poche, Pascal a dû reprendre la compétition, lui qui n’en avait plus fait depuis ses 25 ans. « Je me suis aligné sur trois courses départementales pour avoir du rythme, où à ma grande surprise j’ai terminé 8e, 4e et 1er. J’avais besoin de ça pour essayer de bien figurer lors du championnat. »
Néanmoins, ça reste du plaisir, je ne vais pas faire de sacrifices professionnels ou familiaux pour le vélo. Sur la ligne de départ les coureurs ont en général entre 12 000 et 15 000 km dans les jambes. Moi avec mes 6 000 km, je faisais partie des coureurs les moins entraînés.
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24e sur 220
En Pologne, Pascal savait à quelle place il souhaitait terminer : « En 50-54 ans, nous étions 220 au départ, mon souhait était de finir dans le top 50. » 24e sur la ligne d’arrivée : Pascal est satisfait de sa performance, même s’il avoue qu’avec un peu plus d’entraînement, il aurait pu intégrer le top 15, voire le top 10 : « Je termine à seulement 30 secondes de la troisième place. Je sais que le manque d’entraînement a joué et que si j’étais mieux placé, j’aurais pu finir dans le top 15. Mais bon, ça se joue à pas grand-chose et j’aurais très bien pu finir 40e. »
« Chaque année, je replonge »
En 2020, Pascal aura 54 ans et l’édition 2020 se déroule à l’autre bout de la planète, à Vancouver, au Canada. Son âge et la distance le font se poser des questions quant à une éventuelle participation : « Chaque année je dis que c’est ma dernière course, mais je replonge. À un moment, il faut savoir s’arrêter. Mais bon, cette première participation m’a beaucoup plu. » Il ajoute : « J’hésite à faire l’impasse sur 2020 pour m’aligner sur celle de 2021 en Bosnie-Herzégovine. Dans deux ans, j’aurai 55 ans, et je changerai de catégorie (55-59 ans). Je ferai alors partie des plus jeunes et sur un vélo la différence d’âge se sent et ça joue pour pouvoir espérer faire un résultat. »
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En tout cas même s’il est conscient que la ligne d’arrivée se rapproche, Pascal sent qu’il en a sous le pied et qu’il peut donner encore quelques coups de pédale, pour, pourquoi pas, terminer une carrière amateur en allant chercher une place dans un top 10 mondial d’un championnat du monde.