Nous venons de l’apprendre…
Verson. La veuve de Léopold Sédar Senghor est décédée
Colette Hubert aurait eu 94 ans dans deux jours. Elle est décédée dans la demeure familiale de Verson, près de Caen (Calvados). Elle avait épousé, en 1957, celui qui allait devenir président du Sénégal.
C’est avec une immense tristesse que la Ville de Verson apprend, ce 18 novembre 2019, le décès de Colette Senghor dans sa demeure familiale. Ce lundi 18 novembre 2019, la Ville de Verson rend hommage à une de ses plus illustres habitantes : Colette Hubert. Née le 20 novembre 1925 à Mouzay (Meuse), elle épouse, le 18 octobre 1957, Léopold Sédar Senghor, alors député.
Colette Hubert deviendra première dame du Sénégal. Muse, tendre compagne, elle a toujours veillé et épaulé son mari dans sa vie politique et a été la source de son inspiration dans sa vie artistique. Léopold Sédar Senghor lui a consacré le recueil de poèmes Lettres d’hivernage.
C’est également elle qui lia à jamais le poète président à la Normandie, et plus spécifiquement à Verson, où le couple prit l’habitude de venir en villégiature dans la maison familiale de Mme Senghor, au 150, rue du Général-Leclerc, puis d’y résider à partir des années 1980
, indique Michel Marie, le maire de la commune.
Colette Senghor a toujours veillé sur la mémoire de son mari. Elle a fait en sorte qu’une partie de ses archives soit conservée, notamment, au sein de la salle Djilor dans l’espace Senghor, à Verson.
Commentaire de Florestan:
Colette Hubert fut la normande qui fit connaître notre région à ce grand esprit africain qui s’était épris d’elle: constatant la qualité de l’étoffe dont est faite la matière normande, ce grand esprit venu du Sénégal s’y trouva à ce point à l’aise qu’il en devint notre plus grand poète et notre plus grand philosophe normand en écrivant, grâce à Colette, les plus beaux textes et les plus profondes réflexions qui furent jamais écrites sur la Normandie et les Normands au point de proposer une théorie normande d’être au monde.
Le conseil régional de Normandie, très conscient de la valeur inestimable de ce patrimoine immatériel fruit de l’heureux mariage entre la Normandie et le Sénégal, entre la France et l’Afrique, entre la Normandité et l’Africanité, voix qui a chanté une voie normande pour accéder à l’universel, a pris en charge la conservation et la valorisation du fonds Senghor qui sera conservé et étudié à l’Institut de la Mémoire de l’Edition Contemporaine à l’abbaye d’Ardenne (IMEC), située non loin de la maison du poète à Verson, maison qui sera prochainement aménagée pour en faire l’une des plus belles maisons d’écrivains de notre région…

