Un rassemblement s’organise contre l’annulation des arrêtés anti-pesticides à Rouen

Un rassemblement s’organise contre l’annulation des arrêtés anti-pesticides à Rouen

La Ville de Sotteville-lès-Rouen et le collectif des Coquelicots souhaitent ouvrir le débat sur les pesticides à l'occasion d'un audience au tribunal administratif lundi 4 novembre 2019 à Rouen.

La Ville de Sotteville-lès-Rouen et le collectif des Coquelicots souhaitent ouvrir le débat sur les pesticides à l’occasion d’un audience au tribunal administratif lundi 4 novembre 2019 à Rouen. (©Adobe stock/Illustration)

La Ville de Sotteville-lès-Rouen se mobilise au côté du collectif Nous voulons des coquelicots pour dénoncer l’utilisation des pesticides de synthèse. Un rassemblement est prévu devant le tribunal administratif de Rouen, lundi 4 novembre 2019 à 15 heures. Soit juste avant l’audience qui déterminera si l’arrêté anti-herbicides pris par la municipalité sera annulé ou non. De nombreux arrêtés du même type font l’objet d’une attaque par les préfets en France.

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« Des incohérences dans la loi »

La Ville avait pris cet arrêté le 2 septembre dernier en soutien à Daniel Cueff, le maire de Langoüet, premier édile à franchir le pas en interdisant l’usage de produits phytosanitaires à moins de 150 mètres des habitations le 18 mai 2019. Un arrêté qui avait été retoqué dès le mois d’août une première fois, puis une seconde fois en octobre.

Si aucun champ ne se trouve à Sotteville, les voies utilisées par la SNCF sont, elles, entretenues à l’aide de pesticides. Et elles se trouvent en partie à proximité des habitations. La Ville assure donc que son arrêté est pertinent, soulignant les incohérences dans l’usage de ces produits :

Le législateur a considéré — à raison — que les pesticides étant dangereux, les communes ne pouvaient plus les utiliser pour l’entretien des espaces publics. Mais aucune loi n’interdit à la SNCF de les utiliser pour l’entretien de ses voies.

Elle relève une autre incongruité, qui concerne les particuliers. S’il leur est interdit d’utiliser des pesticides pour leurs jardins, une entreprise privée peut entretenir ces mêmes jardins avec des pesticides.

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« Faire entendre l’intérêt général face aux intérêts industriels »

Malgré cette argumentation, l’arrêté sottevillais pourrait subir le même sort que celui de Langouët. Mais le procès offre tout de même une fenêtre de tir médiatique à la municipalité pour évoquer la question des pesticides. « Le combat de la Ville de Sotteville-lès-Rouen dépasse le seul cadre communal », assure le maire, Luce Pane.

Il s’agit d’engager une démarche concertée pour faire changer la loi et concourir à la sauvegarde du patrimoine inestimable de la biodiversité sur nos territoires et de la santé de nos concitoyens, souligne l’élue.

La mobilisation de lundi aura pour but de « faire entendre l’intérêt général face aux intérêts industriels ».

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