Le principal malfaiteur en fuite à l’étranger s’est constitué prisonnier, mardi 9 octobre au Havre (Seine-Maritime). (©AdobeStock/Illustration)
L’affaire liée à un trafic de drogue portuaire remonte à juin 2018 au Havre (Seine-Maritime). Elle s’est clôturée à l’issue de la garde à vue de quatre personnes âgées de 20 à 32 ans mercredi 10 octobre 2019. Le principal malfaiteur en fuite à l’étranger s’est constitué prisonnier auprès de l’antenne havraise de la police judiciaire.
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La nourrice dénonce le frère de la principale cible
Tout démarre le 19 juin 2018. L’antenne havraise de la police judiciaire (PJ) enquête sur un trafic de drogue portuaire. Renseignée sur l’adresse d’un des malfaiteurs présumé, la PJ procède à une perquisition dans le quartier de l’Eure. Une source judiciaire indique : « Sur place nous avons retrouvé une quarantaine de cocottes d’héroïne (environ 400 gr.), une balance de précision et du matériel servant à ce trafic ». L’occupante des lieux est alors placée en garde à vue.
C’est cette dernière qui, interrogée, va alors dénoncer le frère de la cible initiale des policiers havrais. Ces derniers se rendent chez lui, toujours au Havre et à leur vue, il s’échappe par la fenêtre.
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Le principal malfaiteur s’enfuit à l’étranger
Peu de temps après, il se présente lui-même sous les conseils de son avocat au commissariat de police.
Lors de son audition, il va dénoncer son propre frère comme étant le commanditaire du trafic, indique cette même source.
La boucle est bouclée ou presque, puisque l’individu qui faisait l’objet de l’enquête initiale de la PJ s’est alors enfui à l’étranger. L’enquête se poursuit pour retrouver le commanditaire, des mandats d’arrêts sont lancés. L’étau se resserre et les policiers retrouvent sa trace. Finalement, mercredi 9 octobre, le principal suspect se présente à l’antenne havraise de la police judiciaire et se constitue prisonnier. Il est alors placé en garde à vue.
La nourrice chez qui la drogue était stockée, le frère du principal suspect mais aussi un autre malfaiteur présent lors de la seconde perquisition sont à nouveau placés en garde à vue. Ils devront répondre devant la justice de leur implication dans ce trafic d’héroïne prochainement.