Condamné à Rouen pour avoir agressé sexuellement une élève de 15 ans en forêt

Condamné à Rouen pour avoir agressé sexuellement une élève de 15 ans en forêt

Un homme de 42 ans, a été jugé à Rouen (Seine-Maritime), mercredi 2 octobre 2019, pour avoir agressé une adolescente en forêt.

Un homme de 42 ans, a été jugé à Rouen (Seine-Maritime), mercredi 2 octobre 2019, pour avoir agressé une adolescente en forêt. (©Adobe stock/illustration)

Un homme de 42 ans a été jugé par le tribunal correctionnel de Rouen (Seine-Maritime), mercredi 2 octobre 2019, pour avoir agressé sexuellement une adolescente de 15 ans, dans le bois du Chêne à Leu, au Grand-Quevilly.

« Il saisit très fermement la fesse gauche »

Le 20 septembre 2018, un professeur de sport organise une course d’orientation avec ses élèves dans la forêt du Chêne à Leu.  « Aux alentours de 15h30, un binôme de fille remarque un individu qui fait semblant de téléphoner » et qui les regardent « bizarrement », précise le tribunal.

Les deux jeunes filles décident de reprendre leur route en dépassant l’individu, « et c’est à ce moment-là que l’homme saisit très fermement la fesse gauche de la jeune fille » âgée de 15 ans, indique le président. L’homme repart ensuite en courant « comme s’il faisait un footing », précise la victime.

Consommation de wisky

Elle alerte immédiatement son professeur qui se lance à la poursuite de l’individu et contacte la police. À l’arrivée des policiers, Sylvain*, 42 ans, est interpellé et placé en garde à vue. Il présente un taux de près de deux grammes d’alcool dans le sang. Entendu mercredi sur ses faits, il indique ne plus se souvenir de ce qu’il s’est passé. Il reconnaît avoir consommé du whisky en grande quantité.

Un témoin, également entendu par les enquêteurs, indique avoir vu l’homme quelques temps avant l’agression se cacher derrière un arbre « en se masturbant par-dessus son tee-shirt », indique le tribunal.

« J’ai honte, j’ai très honte »

À la barre, Sylvain, père de deux enfants et au casier judiciaire vierge, peine à expliquer son comportement : « Je ne me souviens pas de ce qu’il s’est passé, je vais régulièrement dans cette forêt pour me balader, mais je n’ai jamais agi ainsi. Depuis la séparation avec ma femme, je bois environ une bouteille de whisky tous les soirs. J’ai honte, j’ai très honte. »

L’expert psychiatre qui a examiné le prévenu conclu à l’absence de dangerosité criminologique, mais souligne une dépression non traité et estime qu’il est curable et réadaptable à condition de suivre une injonction de soins et de se sevrer de l’alcool.

Interrogé sur son suivi addictologique, Sylvain explique qu’il a arrêté son traitement par lui-même et sans avis médical : « J’estime que je peux arrêter l’alcool tout seul. »

« Faits graves et traumatisants »

Pour le ministère public, les faits sont graves, « car ils ont été traumatisés toute une classe d’enfants ». Le procureur fait part de son inquiétude de l’arrêt du traitement sans avis médical et requiert à son encontre la peine de huit mois d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve comprenant une obligation de soins psychiatrique.

Venu à l’audience sans avocat, Sylvain est condamné à la peine de six mois d’emprisonnement avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans comprenant une obligation de se soigner.**

*Le prénom a été modifié.
** Cette peine est susceptible d’appel. Toute personne est présumée innocente tant que toutes les voies de recours n’ont pas été épuisées.

Frédéric Bernard

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