Pascal Obispo débute sa tournée des Zénith à Rouen, le 8 octobre 2019. (©Thierry Chion)
Faisant suite à la sortie de son dernier album éponyme, Pascal Obispo se lance dans une tournée des Zénith après avoir écumé les petites salles de France. Rendez-vous le mardi 8 octobre 2019 au Zénith de Rouen (Seine-Maritime).
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« C’est un album avec des chansons de vérité, des chansons sociétales »
76actu : Dans votre album vous évoquez différents thèmes qui vous sont personnels, comme ce soir-là quand vous avez porté secours à une personne accidentée sur le bord de la route.
Pascal Obispo : J’avais envie d’écrire, de faire une photographie de différentes situations que j’ai vécues, d’événements. Évidemment il y a le moment particulier avec Nicolas Lacambre que j’ai ramassé accidenté sur la route. Cela a donné la chanson On n’est pas seul sur la terre. Il a été privé de deux membres à la suite de cet accident. J’avais le sentiment que c’était important de faire quelque chose sur ça après avoir digéré l’événement. Les rapports que j’ai conservés avec Nicolas m’ont également permis de faire ça. Il était tout aussi important qu’il témoigne par le biais de son livre sorti en septembre, il est utile de montrer qu’il puisse prétendre à du bonheur et à une meilleure qualité de vie. C’est important pour notre vision du handicap, car nous avons tous peur du handicap. C’est un album avec des chansons de vérité, des chansons sociétales.
VIDÉO. Écoutez On n’est pas seuls sur la terre :
Dans le titre À toute allure, vous rendez hommage à plusieurs grands. Philippe Pascal, du groupe Marquis de Sade, disparu récemment qui a participé à cet album a aussi sa place dans ce texte.
Quand quelqu’un disparaît, je trouve ça gênant de faire une grande lettre sur les réseaux sociaux. Nous sommes actuellement dans cette addiction dangereuse.
En 1979 ou 1980 j’ai rencontré quelqu’un à Rennes qui m’a donné envie de faire de la musique. J’ai vécu à Rennes de 1978 à 1990. Je me suis construit grâce à des groupes comme Marquis de Sade. Nous avons travaillé ensemble par la suite sur des projets communs et nous sommes devenus amis. Sa disparition et bien évidemment un événement tragique car c’est un des acteurs de notre construction artistique.
Je n’étais pas dans une musique dépressive, je ne suis pas le Rimbaud des temps modernes, lui l’était. Il était élégant, déchirant, beau sur scène.
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« J’aime que le public vive »
Vous avez débuté votre tournée dans de petites salles, là vous passez au niveau supérieur.
J’ai déjà fait 63 dates. J’attaque les grosses salles par Rouen, il me reste encore 37 rendez-vous avec mon public. Ce sera 2h30 de pop, de rock, de rigolade. J’aime que le public vive. Il y aura une partie chansons, bien entendu, mais aussi une partie où on va rigoler. Une frange de la population a envie de changer son quotidien en venant à ces concerts. Je continuerai jusqu’en février 2020, je terminerai la tournée par des petites salles.
J’aime la rencontre avec le public. Ce ne sont jamais les mêmes personnes que je croise à chaque fois, il n’y a jamais la même façon de faire et je viens toujours avec de nouvelles chansons. Je ne peux pas faire autre chose.
VIDÉO. Écoutez Rien de dure :
Est-ce qu’on va retrouver quelques-uns de vos tubes, si oui lesquels ?
On n’a pas de talent particulier, on a juste le talent de vouloir faire ce qu’on a envie de faire. Nous, on fabrique des chansons, Ensuite le fait que ça devienne un tube ce n’est pas de notre fait, c’est quand ça passe à outrance sur les radios que ça devient un tube. Je suis un enfant du rock qui a le goût de la mélodie. Je n’ai qu’un seul style, celui d’être amoureux de la musique.
Vous écoutez beaucoup ce que font les autres, de qui vous inspirez vous ?
Je suis toujours dans la musique que j’écoute qui va de la chanson française de tradition jusqu’au rock le plus dur. Je suis un compositeur qui mélange les genres. J’écoute les chansons des autres, je me nourris d’eux. Je ne m’inspire pas de ce que je fais.La musique nous préserve. Nous nous régénérons au contact des jeunes. Ma participation à The Voice y a contribué.
Infos pratiques :
Au Zénith, avenue des Canadiens, au Grand-Quevilly, à 20 heures.
Tarifs : de 45 à 75 euros.