Un nouveau binôme de commandement à la gendarmerie de Saint-Jacques/Buchy, près de Rouen

Un nouveau binôme de commandement à la gendarmerie de Saint-Jacques/Buchy, près de Rouen

Le lieutenant Pascal Del Colle (à droite sur la photo) est le nouveau commandant de la communauté de brigades de Saint-Jacques-sur-Darnétal et Buchy (Seine-Maritime). Il formera un binôme avec son adjoint, le major Christophe Courtin, également affecté en août 2019.

Le lieutenant Pascal Del Colle (à droite sur la photo) est le nouveau commandant de la communauté de brigades de Saint-Jacques-sur-Darnétal et Buchy (Seine-Maritime). Il formera un binôme avec son adjoint, le major Christophe Courtin, également affecté en août 2019. (©Isabelle Villy)

Depuis le mois d’août 2019, un nouveau binôme commande la communauté de brigades (COB) de Saint-Jacques-sur-Darnétal/Buchy (Seine-Maritime). Le lieutenant Pascal Del Colle et son adjoint, le major Christophe Courtin  ont en effet posé leurs bagages dans ce village encore rural, mais tout proche de Rouen. Un duo de commandement qui affirme déjà être sur la même longueur d’onde en matière de commandement et en priorités. Rencontre…

Lire aussi : Gilets jaunes : le lien entre gendarmes de Normandie et population « ne s’est pas perdu »

Son grand-père était carabinier…

Pour le lieutenant, la gendarmerie c’est une vocation, même s’il a fait des études de droits avant de rejoindre l’arme. Fils d’immigré italien, son amour de l’uniforme lui vient de son grand-père qui était carabinier, de l’autre côté des Alpes.

« Je serai toujours reconnaissant à la gendarmerie nationale, j’ai fait le bon choix quand j’ai signé », confie l’officier, âgé de 44 ans, né à Paris et qui a été élevé en HLM dans le 93, en Seine-Saint-Denis.

Son parcours, c’est au service militaire, alors obligatoire, en 1997, qu’il l’a commencé. « Je suis entré dans la gendarmerie et j’ai signé pour un service long en peloton d’intervention, qui m’a conduit en Guyane, pendant 13 mois : j’avais 22 ans à l’époque », sourit le Lieutenant Del Colle. C’est à ce moment que sa vocation s’est réellement affirmée, puisqu’il n’a jamais quitté la Gendarmerie Nationale depuis, gravissant un à un les échelons.

De retour en métropole, il devient gendarme adjoint, un statut nouvellement créé, et part faire de l’encadrement pendant deux ans. Il s’inscrit ensuite au concours de sous-officier et intègre l’ex-école du Mans (Sarthe) pour 13 mois de formation et deux mois en unité de terrain. « J’ai ensuite intégré pour cinq ans l’escadron de Bayonne », poursuit le lieutenant, qui a ainsi continué à parcourir le monde au gré des affectations. Nouvelle-Calédonie, Réunion, Corse, Guyane à nouveau, mais cette fois en tant que sous-officier, puis Mayotte, où il a expérimenté « des conditions de vie et de travail plus compliquées » : le lieutenant est ensuite affecté dans une grosse unité près de Chartres.

Promu commandant de brigade en 2018 à Dreux, il arrive donc en Normandie (pour suivre son épouse, également gendarme et affectée à Rouen), doté d’une expérience et d’un riche parcours, avec en plus le concours d’officier brillamment réussi.

Violences intrafamiliales : une priorité

« Je me retrouve avec une équipe saine, qui fonctionne bien et un effectif de 24 gendarmes. C’est un secteur rural, qui me convient, avec un cadre de vie très appréciable », souligne le lieutenant Del Colle, qui a déjà défini des priorités dans sa mission.

Ma priorité, ce sont les violences intrafamiliales. Dès qu’on est saisi d’une affaire, ce sera l’interpellation le jour même, ou au plus tard le lendemain. C’est important et c’est en plus une volonté gouvernementale. On ne peut pas laisser les gens en détresse , considère l’officier.

Lire aussi : Au Havre, son mari l’agresse dans la voiture : 21 jours d’ITT pour la victime

Une mission que l’effectif de la COB devra donc aussi faire sienne en priorité, en réservant un accueil professionnel et adéquat aux victimes, et qui ne sera évidemment qu’une facette de l’activité que le lieutenant devra organiser sur le territoire de commandement qui est le sien et composé de 36 communes.

Le major Christophe Courtin, adjoint du lieutenant : « On est au service de la population »
À 53 ans, marié et près de trois enfants, le major Christophe Courtin partage avec le lieutenant Del Colle le même sens des priorités. Cela ne fait que quelques semaines qu’ils œuvrent ensemble à Saint-Jacques, mais déjà ils sont à l’unisson pour organiser les missions. Pour le second de la COB, « il faut être réactif et opérationnel quand on dirige une unité comme celle-là. On est au service de la population », affirme-t-il.
Entré en gendarmerie en 1987, au Psig (Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) d’Évreux dans l’Eure, Christophe Courtin a lui aussi opté pour les voyages, après avoir suivi l’école de sous-officiers de Chaumont. Il partage avec le lieutenant des affectations en Nouvelle-Calédonie et en Corse, ainsi qu’en Guadeloupe. Passé ensuite par le Centre opérationnel de gendarmerie, puis par le BDRJJ (Brigade départementale de renseignements et d’investigations judiciaires), il a été affecté à Rouen, puis à Louviers et Évreux, avant d’arriver à Saint-Jacques. « Je pense que je resterai ici jusqu’au bout de ma carrière », confie celui qui a embrassé la carrière militaire par vocation. « J’ai eu la chance de rencontrer des gens qui m’ont fait aimer ce métier. Et le contact avec la population me plaisait bien », souligne le major, qui aime, de plus beaucoup, tout ce qui touche au judiciaire.

76actu

Les commentaires sont fermés.

Fabriqué avec WordPress | Theme: SpicePress par SpiceThemes