Dans l’affaire qui opposait un ex-salarié de Renault Sandouville à son entreprise, le conseil des prud’hommes du Havre a délibéré en faveur de l’ex-salarié. (©Illustration RT/76actu)
Le licenciement par Renault d’un de ses salariés a été jugé « sans cause réelle et sérieuse » dans le délibéré rendu mardi 5 septembre 2019 par le conseil des prud’hommes du Havre (Seine-Maritime). Pour le syndicat Force Ouvrière du site qui a accompagné ce salarié, « c’était donc bien un licenciement abusif ». Pour l’avocate du salarié, « nous espérons que ce cas fasse jurisprudence et nous nous félicitons d’avoir obtenu bien plus que ce qui était fixé par les ordonnances Macron ».
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Un licenciement abusif
L’audience avait eu lieu en juillet dernier. Le délibéré devait être rendu lundi 4 septembre, mais finalement, le conseil des prud’hommes du Havre s’est prononcé le lendemain. Dans l’affaire qui opposait un ex-salarié de Renault Sandouville à l’entreprise, les Prud’hommes du Havre ont jugé le licenciement « sans cause réelle et sérieuse ».
Mon client qui avait un CDI depuis mars 2017 a été licencié en juin 2018, il n’avait obtenu qu’un mois d’indemnité. Il a appris la nouvelle aujourd’hui, il est évidemment très heureux, explique Me Laribi, avocate de l’ancien salarié de Renault Sandouville.
L’avocate, interrogée par 76actu, n’a pas souhaité révéler le montant attribué au salarié par les prud’hommes : « Mais c’est bien plus que ce que prévoient les ordonnances Macron ».
Un mois pour faire appel
Fabien Gloaguen, délégué syndical de Force Ouvrière, explique quant à lui : « il devra toucher un peu plus de 6 000 euros contre 900 euros prévus par les ordonnances Macron. »
Le client de Me Laribi est aujourd’hui sans emploi. Renault a un mois pour interjeter appel de la décision du conseil des prud’hommes.
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