L’Imoca 60 pieds « Apivia » du skipper havrais a été mis à l’eau lundi 5 août 2019 à Lorient. (©Maxime Horlaville. )
Charles Dalin, skipper originaire du Havre, avait un large sourire ce lundi 5 août sur le chantier CDK situé sur la base Keroman de Lorient (Morbihan).
C’est là, dans le plus grand secret, qu’a été construit avec une formidable minutie, l’Imoca Apivia, un 60 pieds de huit tonnes conçu par l’architecte Guillaume Verdier. C’est avec ce monocoque que Charles Dalin participera à la Transat Jacques Vabre dont le départ sera donné du Havre le 27 octobre.
Cela fait des mois que l’on réfléchit devant les ordinateurs et que l’on échange, des mois que le team APIVIA s’échine au chantier en soignant chaque détail, lâche Charlie Dalin. Alors, voir le bateau à l’eau est forcément une fierté et une très forte émotion. »
Un bateau innovant et performant
L’histoire de cet Imoca a débuté lorsque Charlie Dalin, l’architecte Guillaume Verdier et le bureau d’études se sont assis pour la première fois autour d’une table pour poser les bases qui allaient les mener à construire un monocoque des plus novateurs.
L’idée était claire : il fallait s’armer d’un bateau innovant et performant. Sur le papier, le 60 pieds Apivia en porte tous les éléments. Des foils, bien sûr, à la genèse des réflexions qui allaient diriger le design de la carène. Une carène, justement, faite non seulement pour optimiser les séquences de « vol », mais aussi pour limiter les coups de frein, et préserver la vitesse moyenne. L’étrave étroite et spatulée, qui fut le premier élément visible de la coque d’Apivia, a été pensée en ce sens.
Le pont, bas en son centre pour améliorer le centre de gravité, et bombé sur les côtés pour assurer le redressement du bateau, participe aux performances globales. Et le cockpit, particulièrement recouvrant, assurera au skipper de naviguer au sec en toutes circonstances et à l’abri du vent, façon de mettre la sécurité au service de la performance.
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Rapidement, Charlie entouré de son équipe en charge de la maîtrise d’ouvrage, iront tirer les premiers bords. « Hisser la grand-voile, dérouler le gennaker, ça aussi, ce sera un moment très fort pour toute l’équipe, assure Charlie Dalin. Ça va être fou : on va voir le piano prendre vie, les systèmes, les configurations et le cockpit prendre tout leur sens. Puis on va sortir les foils, commencer à accélérer… Ces moments promettent d’être tellement forts ! »
Un double objectif
L’équipe va maintenant avoir le temps de tester, pousser, fignoler le prototype et d’intégrer à l’équipe Yann Eliès, qui sera le coskipper de Charlie Dalin sur la Transat Jacques Vabre. Les semaines à venir promettent d’être bien chargées sur la route qui doit mener Charlie Dalin à la ligne de départ du Vendée Globe aux Sables d’Olonne le 8 novembre 2020