Six lamas vivent dans la ferme du Tipi, non loin de la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher, près du Havre (Seine-Maritime). (©ML/76actu)
« J’ai eu un véritable coup de foudre pour les lamas il y a maintenant 25 ans », raconte Nathalie Guihard, 55 ans, une passionnée de ces animaux originaires du Pérou. En plus de son élevage équin, l’ancienne agente immobilière a diversifié sa ferme pédagogique avec des moutons, des oies, des cochons, des ânes… et des lamas !
Des animaux tout doux
Non loin des cheminées de la raffinerie de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), dans un écrin vert, ces curieux animaux des latitudes du sud vivent au nombre de six dans la ferme du Tipi, près du Havre. « Nous les avons mis dans un emplacement avec une colline, car ils ont l’habitude de vivre dans des montagnes », souligne l’éleveuse.
Nathalie adore les lamas, car ce sont des animaux très doux : « Ce sont des ruminants, ils ne mordent pas. Ils sont très faciles à éduquer et sont vraiment très adaptés à la médiation animale. Ils sont moins brusques que les chevaux, notamment avec les enfants, les personnes âgées ou porteuses d’un handicap. »
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Ils ne crachent pas !
Et contrairement à ce que l’on croit, les lamas ne crachent pas à tout bout de champ ! « C’est une légende, le crachat est en fait leur seul moyen de défense. Les seules fois où mes lamas ont craché, c’était quand ils étaient souffrants ou qu’on était en train de leur faire un vaccin. »
Si Nathalie Guihard arrive à éduquer ses lamas comme ses chevaux, elle précise que ces camélidés domestiques ne peuvent pas être montés par des personnes de plus de 40 kg. « Au Pérou, ils sont plutôt utilisés pour porter des choses et pour leur laine. »
Ici, Barbie, Noisette, Okapi, Daisy, Ulan et Naëma ont la belle vie. Avec leur belle tonte estivale, « parfois, on les emmène dans des maisons de retraite ou en randonnée. » Ils sont chouchoutés par Nathalie, son mari, leur animateur équestre, leur apprenti et la dizaine de bénévoles qui gravite autour de la ferme. « Les lamas sont vraiment très attentifs et affectueux. Ils me font des bisous et me suivent partout, même dans la salle de bain ! »
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Un lama dans votre jardin ?
Pratique, le lama n’est pas difficile à nourrir. Il mange de tout dans le jardin, « les mauvaises herbes comme les bonnes ! », s’exclame Nathalie. La passionnée explique que tout un chacun peut avoir un lama chez soi. « Il n’y a pas d’autorisation particulière. » Combien ça coûte ? Entre 400 et 500 euros pour un mâle « avec beaucoup de laine », calcule Nathalie Guihard.
La passionnée précise qu’il est cependant important d’avoir à ses côtés un vétérinaire qui connaît bien le lama. « C’est particulier, c’est un animal ruminant à plusieurs estomacs, n’importe quel vétérinaire ne connaît pas toujours ce fonctionnement. » Nathalie fait suivre ses amis lamas chez un vétérinaire de Pont-l’Évêque, dans le Calvados. « Sans lui, ce ne serait pas possible. »
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Nathalie fait également remarquer que les lamas sont très sensibles à la musique. « Une violoniste jouait une fois dans leur enclos et ils venaient tous autour d’elle, c’est vraiment un autre langage corporel que les chevaux. » Peut-être des restes de la lointaine musique des Andes, à l’autre bout de la planète…
EN IMAGES. Découvrez la ferme du Tipi :









Infos pratiques :
La ferme du Tipi, rue de la République, prolongée hameau les fosses, à Notre-Dame-de-Gravenchon.
Courriel : harcourt76@wanadoo.fr
Tél. : 0673226384, 0235310955
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