Nicolas Grivel (à droite), directeur général de l’Anru, s’est rendu sur les Hauts de Rouen (Seine-Maritime), vendredi 12 juillet 2019, en présence d’Yvon Robert, maire, de Frédéric Sanchez, président de la Métropole, et de Pierre-André Durand, préfet. (©RT/76actu)
Des hommes en costumes sombres. Les hautes autorités locales avaient rendez-vous sur les Hauts de Rouen (Seine-Maritime), vendredi 12 juillet 2019, pour accueillir Nicolas Grivel, directeur général de l’Agence de nationale pour la rénovation urbaine (Anru). Sur le terrain, pour constater ce qui devrait être métamorphosé une fois les fonds débloqués.
En effet, dans le cadre du second programme de rénovation urbaine, quelque 430 millions d’euros vont être injectés dans neuf quartiers, les plus pauvres de la métropole (voir encadré ci-dessous). Deux conventions, permettant de lancer ces projets colossaux, ont été signées vendredi, en préfecture.
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Le maire de @Rouen, le dir de l’@AnruOfficiel et le @Prefet76 constatent les travaux à effectuer dans le cadre de l’Anru 2 : destruction des 2/3 de la « banane », destruction et construction d’écoles… pic.twitter.com/tunsIl5tR2
— Raphaël Tual (@raphtual) 12 juillet 2019
Renforcer l’attractivité
En octobre 2018, lorsque Nicolas Grivel était venu une première fois, les élus de l’agglo espéraient pouvoir compter sur 350 millions d’euros. Finalement, ce sont 431 millions d’euros qui seront alloués aux différents chantiers de Canteleu à Elbeuf-sur-Seine, en passant par Darnétal. « Cela montre la volonté des acteurs nationaux de vous accompagner », a appuyé le patron de l’Anru. Mais l’agence n’est pas le seul financeur. Si elle participe largement avec 191 millions d’euros, le reste est à la charge des collectivités locales : 60 millions pour les Villes, 56 millions pour la Métropole, 31 millions apportés par le Département, 33 millions pour la Région Normandie et 25 millions d’euros venus des bailleurs sociaux.
Le but premier de ces projets de rénovation est de « renforcer l’attractivité » de ces quartiers souvent décriés, comme le souligne Nicolas Grivel, avec pour ambition la mixité sociale : « Ça peut fonctionner », espère le représentant de l’Anru. Sur ce volet de la mixité, cet Anru 2 a pour vocation « d’aller plus loin » que le premier programme initié en 2004.
La mixité pour sauver les Hauts de Rouen ?
Comment faire en sorte que les Hauts de Rouen (Seine-Maritime) ne soient plus considérés comme des quartiers de seconde zone, là où s’entasse la misère ? La puissance publique a eu l’idée d’installer sur ces balcons populaires l’école des Baux arts et un Centre de formation des apprentis (CFA). La clé de la réussite ? Relire notre grand format.
Signature de 2 conventions pour finaliser le financement des 9 projets de la @MetropoleRouenN, mais en tout des 11 du Département de @seinemaritime @RegionNormandie @AnruOfficiel pic.twitter.com/2zuCKLkW6V
— Raphaël Tual (@raphtual) 12 juillet 2019
Déjà, dès l’automne 2018, les premières transformations avaient commencé, notamment dans le quartier de la Piscine du Petit-Quevilly. Les autres pendront du temps, « entre cinq et huit ans en fonctions des quartiers », a estimé Nicolas Grivel.
En plus des neuf quartiers de la Métropole Rouen Normandie, le programme de l’Anru nouvelle génération permettra de « transformer » deux autres secteurs en Seine-Maritime : le quartier sud du Havre et Bel air à Dieppe.
Les neuf quartiers concernés par l’Anru dans la Métropole de Rouen :
– Quartier des Arts et des fleurs – Feugrais, Cléon / Saint-Aubin-lès-Elbeuf ;
– Quartier de la Piscine, Le Petit-Quevilly ;
– Les Hauts de Rouen ;
– Quartier Grammont, Rouen ;
– Le Plateau, Canteleu ;
– Parc du Robec, Darnétal ;
– Centre-ville, Elbeuf ;
– Oissel-sur-Seine nord / Saint-Julien, Oissel ;
– Le Château blanc, Saint-Étienne-du-Rouvray.