Après avoir frappé un policier, le faux conseiller d’Édouard Philippe renvoyé en correctionnelle

Après avoir frappé un policier, le faux conseiller d’Édouard Philippe renvoyé en correctionnelle

Relâché prématurément après avoir prétexté une réunion de travail avec le Premier ministre, un proche d’Édouard Philippe sera finalement jugé au tribunal correctionnel pour avoir frappé un policier dimanche 23 juin 2019, près de Rouen (Seine-Maritime).

Un proche d’Édouard Philippe sera jugé au tribunal correctionnel pour avoir frappé un policier dimanche 23 juin 2019, près de Rouen (Seine-Maritime). (Illustration ©Adobe stock)

Le proche du Premier ministre Édouard Philippe, placé en garde à vue, puis relâché rapidement après avoir frappé un policier à Darnétal (Seine-Maritime) dimanche 23 juin 2019, sera jugé devant le tribunal correctionnel de Rouen.

Une convocation le 18 novembre 2019

En visite chez ses parents dans une résidence de Darnétal, Khalid B. avait eu un violent différend avec un policier appartenant à la Compagnie républicaine de sécurité 31, vivant au même endroit. Il s’était laissé interpellé sans difficulté, mais aurait prétexté une réunion de travail avec le Premier ministre pour être relâché prématurément. Cet « ami » du Premier ministre, comme l’a qualifié son avocate, avait été relâché à 5h30, lundi matin.

Plusieurs actes d’enquête, notamment les auditions de témoins, ont été confiés à la police judiciaire de Rouen. Ils ont conduit à un nouveau placement en garde à vue de ce Havrais, comme l’a précisé le procureur de la République Pascal Prache :

Ces investigations portaient, entre autres, sur la question de la connaissance qu’avait le mis en cause de la qualité de policier de la victime. Au vu des éléments recueillis, le mis en cause était replacé en garde à vue le 25 juin, cette garde à vue étant ensuite prolongée.

Une fois l’enquête terminée, il a été présenté au parquet le 26 juin et fait désormais l’objet d’une convocation devant le tribunal correctionnel pour le 18 novembre 2019. Il devra répondre des chefs de « violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure à huit jours [cinq jours, ndlr] sur une personne dépositaire de l’autorité publique », « outrages à personne dépositaire de l’autorité publique », « dégradations graves », « usurpation de qualité ».

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