Un homme âgé de 21 ans s’est présenté à l’hôtel de police de Rouen (Seine-Maritime) après s’être enfui d’un contrôle de police, lundi 27 mai au Grand-Quevilly. (©Adobe stock)
L’intervention des policiers municipaux du Grand-Quevilly (Seine-Maritime) avait été complexe, lundi 27 mai 2019. Intervenant pour des tirs de fusil de paintball, ils avaient appréhendé un homme, qui s’était enfui après avoir été menotté, ayant appelé des amis à la rescousse. Amis qui avaient détruit les vitres de la voiture des policiers à coups de barre de fer. L’homme s’est rendu à la police dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29.
Il se rend à l’hôtel de police au milieu de la nuit
Mardi matin, déjà, les enquêteurs de la police nationale avaient des doutes sur l’identité de l’homme interpellé après l’intervention des policiers municipaux. Lesquels, avant qu’il n’ait pris la fuite, avaient recueilli l’identité de l’homme suspecté d’avoir tiré au paintball rue du 11-Novembre, vers 20h. Une demie-heure plus tard, les policiers de la brigade anti-criminalité appréhendaient un homme dont le nom correspondait, sans entraves.
Or, les policiers trouvaient le délai un peu court, pour qu’il ait pu se libérer des menottes. Et ils ont eu raison : le premier interpellé a donné le nom de son grand frère, âgé de 25 ans, plutôt que le sien. Le grand frère était donc l’homme placé en garde à vue lundi par les policiers de la brigade anti-criminalité. Une pratique récurrente dans la fratrie, selon la police.
Mercredi 29 mai, vers une heure du matin, le petit frère âgé de 21 ans s’est donc rendu au commissariat. Là aussi, sans menottes aux poignets, explique une source judiciaire : « Il s’est présenté à l’hôtel de police de lui-même. Il avait sur lui la paire de menottes, dans sa poche. » Il aurait crocheté la serrure. Il a été placé en garde à vue.
Deux autres hommes interpellés, âgés de 17 à 67 ans
Et il n’était pas le seul appréhendé dans ce dossier : deux hommes âgés de 17 et 67 ans ont été interpellés. Ils sont soupçonnés d’avoir participé à l’échauffourée ayant permis la fuite du propriétaire du fusil factice et la destruction de la voiture de police. Un policier municipal a été légèrement blessé par des éclats de verre.
Mercredi matin, l’histoire ne disait pas encore si c’était l’adolescent ou le vieil homme qui était soupçonné d’avoir participé à la dégradation du véhicule. « L’un des deux a participé », affirme une source judiciaire.