La détention du Havrais accusé de corruption sur des policiers en Russie a été prolongée, lundi 20 mai 2019. (©Illustration Adobe stock)
Malgré les nombreuses demandes de ses avocats et de sa famille du Havre (Seine-Maritime), personne n’a pu entrer en contact direct avec Gurvan Le Gall, professeur de français détenu depuis le 23 mars 2019 en Russie. Le Havrais est accusé de corruption sur des policiers. Sa détention provisoire devait s’achever jeudi 23 mai. Elle a été prolongée d’un mois.
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« Nous pensions qu’il allait pouvoir sortir de prison »
La condamnation à 40 euros d’amende pour le défaut d’enregistrement de Gurvan le Gall en Russie samedi 4 mai avait rassuré ses avocats français et russes pour la suite. « Pour cette infraction, dont tout est parti, mon client a été condamné à l’équivalent de 40 euros d’amende. Cela va bien dans le sens du caractère disproportionné de son incarcération depuis le 23 mars que nous dénonçons », avait soutenu à 76actu Alexandre Delavay, son avocat.
Mais le Havrais est également accusé de tentative de corruption sur des policiers lors d’un contrôle à Togliatti. Pour ce délit, il risque jusqu’à huit mois d’emprisonnement.
Des conditions de détention très difficiles
Lundi 20 mai l’espoir de voir son client sortir de prison s’est obscurci. « La détention a été prolongée d’un mois sans qu’aucune date d’audience ne soit encore fixée », explique Me Delavay. Et l’avocat au barreau de Paris de poursuivre :
L’enquête est terminée, ce sont les services du procureur qui ont aujourd’hui le dossier de mon client et doivent décider de la suite. Toutes nos demandes de permis de visites ont pour le moment été rejetées.
Une situation difficile à vivre pour les proches du Havrais qui savent que les conditions de détention sont « extrêmement difficiles et n’ont à notre connaissance pas évolué », soutient encore l’avocat. La détention provisoire peut, selon le droit russe, être prolongée pendant encore trois mois.