L’Étoile, goélette dédiée à la formation des marins, sera présente à l’Armada de Rouen (Seine-Maritime), avec sa quasi-sœur jumelle La Belle Poule. (Archives ©TC/76actu)
La Belle Poule tient son nom d’un corsaire bordelais. Son histoire l’a pourtant davantage menée vers l’Islande où ses équipages pêchaient la morue que sur les rives de la Garonne. Avec sa sœur jumelle quasi-identique l’Étoile, La Belle Poule sera à l’Armada de Rouen 2019.
Durant la Seconde Guerre mondiale, la goélette construite à Fécamp (Seine-Maritime), a rejoint les Forces françaises libres à Portsmouth. Pour ce fait d’armes, le voilier arbore un pavillon tricolore frappé de la Croix de Lorraine. Aujourd’hui basée à Brest, la Belle Poule est un voilier-école. Elle navigue dans l’océan Atlantique, en Manche, en mer Baltique…
(Presque) identiques
Elle est quasiment identique à l’Étoile, une autre goélette dédiée à la formation des marins, également basée dans la rade de Brest. Pour les distinguer, il faut regarder leurs têtes de mât respectives : La Belle Poule a une tête de mât ornée d’une girouette rouge, là où la girouette de sa consœur est de couleur jaune… Les deux voiliers participent régulièrement à des rassemblements et des courses de vieux gréements. Ils ont traversé l’Atlantique pour la première fois en 2009. Ils ont alors parcouru quelque 13 000 km en quatre mois.
Caractéristiques techniques
- Port d’attache : Brest ;
- Gréement : Goélette paimpolaise à hunier ;
- Année de lancement : 1932 ;
- Longueur de coque : 25,30 m ;
- Maître-bau : 7,20 m ;
- Déplacement : 275 tonnes à pleine charge ;
- Voilure : 424 m2.