Le comédien et vulgarisateur historique Lorànt Deutsch a tourné une de ses chroniques A toute berzingue à Rouen, mercredi 22 mai 2019. (©MN/76actu)
« T’as vu ça ? C’est les remparts du château ! Et là, t’as vu cette guérite médiévale ? Elle est superbe ! » Le comédien et vulgarisateur historique Lorànt Deutsch déambule plein d’enthousiasme dans les rues de Rouen (Seine-Maritime), mercredi 22 mai 2019, en quête des vestiges historiques de la ville à l’occasion d’un tournage. Le résultat sera visible dans son émission À toute berzingue, une pastille diffusée sur les réseaux sociaux visant à faire découvrir l’histoire d’une ville en cinq minutes chrono.
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Le port, Jeanne d’Arc et la cathédrale
Celui qui enfant rêvait « d’être flic », souhaite désormais inciter chacun à s’emparer de son environnement, à enquêter, découvrir l’histoire en tâtonnant, en sortant de chez soi « avant d’aller chercher dans les musées et les bouquins pour compléter ». Une manière de faire empirique et approximative qui lui vaut régulièrement d’être décrié.
De Rouen, il souhaite par exemple montrer toute la richesse du port, de la « magnifique cathédrale gothique » et de l’histoire de Jeanne d’Arc, figure emblématique et rassembleuse.
Peut-être croiserez vous Lorànt Deutsch aujourd’hui à #Rouen. Il tourne un épisode d’À toute berzingue, une pastille de 5 minutes sur l’histoire des villes diffusées sur ses réseaux sociaux. Au programme : Jeanne d’Arc, la cathédrale et le port. pic.twitter.com/0ZxmjVmd3J
— 76actu (@76actu) 22 mai 2019
Sans le présent pas d’histoire
Après un passage par le port le matin, Lorànt Deutsch explore l’après-midi la ville sur les traces de la Pucelle d’Orléans. Il parcourt la rue Jeanne-d’Arc d’un pas allant. Un riverain proche du donjon lui a parlé des vestiges de la tour où elle a été suppliciée et dont les soubassements se trouvent désormais dans un cabinet dentaire.
Il trouve l’écriteau un peu plus loin, entre et savoure le spectacle qui s’offre à lui : la dalle circulaire, le petit escalier et le puits en pierre, recouverts de végétation. « Ça, c’est une victoire. » Cette courte séquence résume bien l’intention d’À toute berzingue, comme l’explique le comédien :
J’écris l’histoire avec mes pieds. C’est à double tranchant quand tu dis ça, mais j’aime écrire l’histoire à partir de ce que je contemple, ma géographie. C’est un voyage dans le temps incroyable permis grâce au présent. Sans le présent, pas d’histoire !
Découvrant les soubassements de la tour où a été suppliciée Jeanne d’Arc, Lorànt Deutsch savoure sa découverte. (©MN/76actu)
Un tournage prochainement à Caen
Le lancement de cette courte chronique tournée au smartphone coïncide avec celui de ses réseaux sociaux, il y a six mois. Elle est uniquement diffusée sur Instagram et YouTube, « ce petit média sympa ». Il s’y est lancé pour ne pas rater le coche : « C’est l’avenir ! C’est à fond, ça va vite, ça me correspond bien, même si je suis encore un novice ! »
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Les villes, Lorànt Deutsch les choisit un peu au gré de ses envies et de ses déplacements en France ou ailleurs, comme à Hong Kong et Tokyo récemment à l’occasion d’une tournée asiatique. En Normandie, il est déjà passé par Cabourg, Dives et maintenant Rouen. Un tournage à Caen est prévu prochainement.
• VIDEO : A toute berzingue, c’est quoi ?
Intéressés ? Retrouvez la chronique de Lorànt Deutsch sur ses comptes Instagram et Youtube.