À Rouen (Seine-Maritime), Les passerelles qui enjambent la rue des Docks pour se rendre directement au quai Cavelier-de-la-Salle, présentent d’inquiétants signes de fatigue. (©RT/76actu)
« Je ne suis pas parano, mais on voit bien que la passerelle n’est pas de la première fraîcheur », ironise Claire* qui s’inquiète de l’état de la passerelle qui mène à son immeuble depuis le quai Cavelier-de-la-Salle, rive gauche à Rouen (Seine-Maritime).
Au total, trois passerelles ont été construites sur ce modèle pour rejoindre les habitations appartenant à Rouen habitat, permettant ainsi d’enjamber la rue des Docks. Leur état semble alarmant à l’œil nu. Ces édifices sont fissurés, le béton rongé jusqu’à l’armature.
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Réparation ou destruction ?
Trois passerelles sont alignées au dessus de la rue des Docks. La Ville, la Métropole et Rouen habitat réfléchissent à les supprimer. (©RT/76actu)
Claire s’est affolée 29 avril 2019, lorsqu’elle a entendu « comme une déflagration ». Un camion venait de heurter le tablier de la passerelle située au milieu de la rue des Docks, dont la hauteur est limitée à trois mètres. « Le chauffeur a passé la première sans difficulté, mais une fois sous la seconde, le choc était inévitable. » L’affaissement de celle-ci lui a fait perdre « 20 centimètres de hauteur », estime Claire. Force est de constater que l’édifice est chancelant et s’érode. « Faut-il attendre qu’il y ait un drame pour intervenir ? », questionne cette locataire qui n’ose plus emprunter cette plate-forme.
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Plusieurs signalements ont été faits aux pouvoirs publics, mais aucune réponse n’est revenue vers cette locataire. « Nous avons en effet bien reçu les alertes, des réunions se sont tenues entre la Ville de Rouen, Rouen habitat et la Métropole », indique la Métropole Rouen Normandie, sans préciser le niveau de dangerosité de ces constructions. « À ce stade, des études sont en cours pour regarder si ces passerelles sont réparables ou s’il faut les enlever », conclut la collectivité.
Selon nos informations, il a déjà été question de supprimer ces ouvrages il y a plusieurs mois, mais les habitants s’y étaient alors opposés, attachés à ces accès privilégiés vers les bords de Seine.
*Le prénom a été modifié
• PHOTOS. Les trois passerelles sont concernées par cette érosion du béton :






