Depuis un mois, les salariés d’un service de la Carsat Normandie à Rouen (Seine-Maritime) étaient en grève, ils ont suspendu leur mouvement, jeudi 25 avril 2019. (©Archives CGT Carsat Normandie)
Leur mouvement de grève a démarré le lundi 18 mars 2019. La dizaine d’agents de la Carsat Normandie à Rouen (Seine-Maritime) qui traite les demandes de départ en retraite anticipée des travailleurs handicapés et dans le cas de carrières longues, contestait le projet de réorganisation de leur service. Jeudi 25 avril 209, ils ont décidé de suspendre leur mouvement en attendant de nouvelles négociations avec la direction et les résultats d’une enquête menée par l’inspection du travail.
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55 minutes chaque jour
Leur mouvement aura duré un mois à raison de 55 minutes chaque jour. Les 13 agents de la Carsat Normandie de Rouen protestaient contre la réorganisation de la branche retraite annoncée par la direction, et notamment « la fusion des trois services carrières retraites en deux pôles ».
Au centre du projet, des activités identiques pour les agents des trois services mais pas avec le même niveau de classification et donc pas le même salaire, déplore l’intersyndicale CGT, CGT UGITC, CFDT et FO.
Depuis jeudi 25 avril, ils ont décidé de suspendre leur mouvement. « Le 12 avril, les élus ont appris par la direction le report du projet de réorganisation de la branche retraite à une date ultérieure », indique encore l’intersyndicale.
🔥🔥🔥 Après 5 semaines de grève du service PPS et une enquête DGI dans les mains de l’inspection du travail, la Direction…
Publiée par CGT Carsat Normandie sur Vendredi 26 avril 2019
Une enquête de l’inspection du travail
Contactée par 76actu, la direction indique de son côté souhaiter « un bon dialogue social ».
La réorganisation est toujours en cours avec les équipes concernées, et des propositions vont être faites.
Lors de la réunion du Comité social et économique (CSE) du jeudi 25 avril, la direction aurait de plus souligné selon les syndicats « qu’elle souhaite travailler sur les sujets liés aux risques pour la santé des salariés ».
« Plusieurs cas de souffrances au travail ont été effectivement relatés, une réorganisation implique des inquiétudes que la direction va prendre en compte », soutient la direction. Une enquête Danger Grave et Imminent est en cours depuis le 4 avril dernier, elle est menée par l’inspection du travail.