Grève nationale des fonctionnaires le 9 mai 2019

Grève nationale des fonctionnaires le 9 mai 2019

Grève nationale des fonctionnaires le 9 mai 2019

Qui ?

Les sept principaux syndicats appellent tous  les agents de la Fonction Publique à se mettre en grève au niveau nationale le jeudi 9 mai 2019.

Pourquoi ?

Ils dénoncent le projet de réforme de la fonction publique et ses conséquences sur les conditions de travail.

 

Nous vous proposons l’appel de l’intersyndicale :

 

Les organisations syndicales CFTC, CGC, CGT, FAFP, FSU, Solidaires, UNSA Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au
service de toutes et tous, porteuse de l’intérêt général.



Elles appellent les agents publics :



 •  à se rassembler devant les préfectures le 27 mars, jour de la présentation du projet de loi au conseil des ministres ou à Paris, place Chassaigne-Goyon entre 12 et 14h.



 •  à faire du jeudi 9 mai une étape forte par une journée d’action et de grève.

 

Depuis de nom­breux mois, en dépit de leurs reven­di­ca­tions et pro­po­si­tions, elles cons­ta­tent que le pou­voir exé­cu­tif pour­suit une poli­ti­que néfaste pour la popu­la­tion, pour
les mis­sions publi­ques et pour les agent·e·s. Le gou­ver­ne­ment pra­ti­que le double lan­gage en prô­nant la moder­ni­sa­tion de la Fonction publi­que et le res­pect des agent·e·s
public·­que·s, alors même qu’il ne reva­lo­rise pas leur rému­né­ra­tion, qu’il sup­prime des postes et veut affai­blir leurs droits et garan­ties.

 

Les per­son­nels, avec leurs orga­ni­sa­tions, n’accep­tent tou­jours pas le gel de la valeur du point d’indice et les pertes consi­dé­ra­bles de pou­voir d’achat, le réta­blis­se­ment du
jour de carence et les 120 000 nou­vel­les sup­pres­sions d’emplois envi­sa­gées.

À de mul­ti­ples repri­ses, nos orga­ni­sa­tions se sont oppo­sées à ces mesu­res et ont mis sur la table des pro­po­si­tions alter­na­ti­ves.

 

Poursuivant leur pas­sage en force, tou­jours sans écouter les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les, le Président de la République et le gou­ver­ne­ment comp­tent faire adop­ter au Parlement, d’ici
au début de l’été, une loi dite de trans­for­ma­tion de la fonc­tion publi­que dont nombre de dis­po­si­tions ont une portée très grave tant pour les agent·e·s et les citoyen·­ne·s que pour
l’avenir de la Fonction publi­que.

 

Il en est ainsi, par exem­ple, de la mise en place d’une ins­tance unique en lieu et place des comi­tés tech­ni­ques et CHSCT, ins­tance qui va diluer et amoin­drir les actions dans des
domai­nes essen­tiels de la sécu­rité et de la vie au tra­vail. C’est aussi le cas avec la sup­pres­sion des com­pé­ten­ces des CAP en matière de pro­mo­tion et de mobi­lité, mesure qui va
favo­ri­ser une ges­tion opaque et priver les per­son­nels de recours contre l’arbi­traire.

 

Avec le recours accru à tous les niveaux au contrat, c’est l’égalité d’accès aux emplois publics et les garan­ties de neu­tra­lité de l’agent public qui sont mena­cées, tandis que la
pré­ca­rité sera encore aggra­vée avec des contrats de mis­sion à durée déter­mi­née pou­vant être rompu à tout moment.

 

Après des com­mu­ni­qués uni­tai­res, après le boy­cott des Conseils Supérieurs et du Conseil Commun convo­qués dans des condi­tions peu res­pec­tueu­ses des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les,
après que toutes les orga­ni­sa­tions repré­sen­ta­ti­ves de la Fonction publi­que aient donné un avis défa­vo­ra­ble au projet de loi dit de trans­for­ma­tion de la fonc­tion publi­que, les
orga­ni­sa­tions CFTC CGC CGT FAFP FSU Solidaires UNSA réaf­fir­ment leur volonté de mettre en œuvre un pro­ces­sus de mobi­li­sa­tion ins­crit dans la durée pour exiger du gou­ver­ne­ment
qu’il retire ce projet de loi et qu’il ouvre enfin des négo­cia­tions sur de nou­vel­les bases.

 

Elles confir­ment leur enga­ge­ment dans l’orga­ni­sa­tion de ras­sem­ble­ments devant les pré­fec­tu­res le jour du pas­sage du projet de loi au Conseil des minis­tres le 27 mars et à Paris,
place Chassaigne-Goyon entre 12 et 14h.

Elles se rever­ront le 8 avril pour pour­sui­vre la mise en œuvre de ce pro­ces­sus.



D’ores et déjà, elles appel­lent les agent·e·s à faire du jeudi 9 mai une étape forte de ce pro­ces­sus par une jour­née d’action et de grève.

 

Paris le 20 mars 2019

 

Les orga­ni­sa­tions à ce stade non signa­tai­res du pré­sent com­mu­ni­qué ont pro­chai­ne­ment des réu­nions d’ins­tance et elles arrê­te­ront dans ce cadre leur posi­tion quant à ce
pro­ces­sus d’action.

Les perturbations :

Si la mobilisation est suivie, cela aura des répercutions :

  • Dans les écoles, à la fois au niveau des accueils périscolaires et des cantines gérés par les agents territoriaux des communes, ainsi qu’au niveau des
    enseignants.
  • Dans les établissements de soin, même si des réquisitions seront surement mises en place pour assurer les urgences.
  • Dans une moindre mesure dans les transports, en particulier dans l’aérien où certains métiers font partie de la fonction publique.

Blog alternative76

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