Arrivés mi-mars, les deux nouveaux véhicules électriques de la Régie des quartiers de Rouen (Seine-Maritime) ont pris du service à partir de lundi 1er avril 2019. (©SL / 76actu)
Vous ne les entendrez pas, mais vous les verrez sillonner les rues de Rouen (Seine-Maritime) à partir de lundi 1er avril 2019. La Régie des quartiers de Rouen s’est dotée mi-mars de deux véhicules électriques. Ils ont représenté un investissement de 62 000 euros, mais présagent surtout d’économies en carburant.
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« Nous essayons d’être des acteurs de la transition écologique »
Ils avaient déjà des tricycles à assistance électrique depuis deux ans, désormais les 36 salariés de la Régie auront deux petits utilitaires électriques. « C’est dans nos valeurs, nous avons l’ambition de préserver notre planète et essayons d’être des acteurs de la transition écologique », promeut le président de l’association, Jean-Michel Clemenceau. Ces véhicules vont compléter la flotte de trois utilitaires thermiques déjà roulants.
Les deux nouveaux venus n’ont pas été présentés sur les quais de Seine par hasard : c’est là qu’ils vont, la plupart du temps, servir à vider les poubelles, sur toute la longueur. L’association, en contrat avec la Ville de Rouen et le Département de Seine-Maritime, travaille sur plusieurs secteurs : quartier des Sapins, Grammont, gare, forêts…
Un gros investissement pour faire des économies
Lundi matin, six des salariés ont accompagné la présentation. « Ça va changer les choses, ça ne sera pas du tout pareil qu’avec l’essence », a souligné Rachid Chafene. Le directeur, Philippe Kerscaven, ne peut qu’être d’accord : « L’essence représente 1 000 euros dans notre budget par mois. Un plein coûte environ 45 euros pour une centaine de kilomètres. En électrique, une charge nous coûtera 1,5 euro ! »
Une économie significative pour l’association qui existe depuis 22 ans. « Nous investissons pour faire des économies et aider au fonctionnement » de la structure, expose Jean-Michel Clemenceau. Un véhicule coûte 31 000 euros. Sur les 62 000 euros investis, 6 000 euros sont payés par une aide de l’État.
Les deux véhicules vont compléter la flotte de trois engins thermiques déjà en service. Des vélos électriques sont aussi utilisés. (©SL / 76actu)
« Si les habitants étaient plus respectueux… »
Le président se donne un an pour faire le point sur les bénéfices de ces nouveaux véhicules. D’ici là, il veut « continuer le travail de sensibilisation », sur la question de l’environnement. Chaque jour, ses salariés tous en « parcours emploi compétences », les nouveaux contrats aidés, ramassent jusqu’à 400 kilos de déchets.
Et ils aimeraient bien ne les ramasser que dans les poubelles prévues à cet effet. « Si les habitants étaient plus respectueux, Rouen serait plus propre », pointe Jean-Michel Clemenceau. Directeur depuis 18 ans, Philippe Kerscaven est « encore étonné » des déchets qui peuvent être récupérés, à l’image « d’un matelas au milieu des jardins de l’hôtel de ville ».
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