« Rouen a été une ville particulièrement touchée » par les dégradations lors des manifestations des Gilets jaunes, depuis le début du mouvement, a rappelé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. (©RT/76actu/photo prise lors de la manifestation du 5 janvier.)
Les dégâts causés lors des manifestations des Gilets jaunes coûtent cher à la collectivité. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a estimé, mercredi 20 mars 2019, à environ 200 millions d’euros l’impact direct de ces dégradations pour les finances publiques. Coût qui ne comprend pas les conséquences indirectes sur les acteurs privés. Pour l’ensemble de l’agglomération de Rouen, le coût financier de ces dégradations a été estimé à 1,7 million d’euros, depuis le début du mouvement social, par la Métropole Rouen Normandie.
Manifestations des #giletsjaunes : "Il est trop tôt aujourd'hui pour faire un chiffrage exhaustif. C'est un coût qui est modéré pour le moment, il pourrait devenir plus important", estime @BrunoLeMaire.#DirectAN #giletsjaunes #Economie pic.twitter.com/xM7tnqjmMi
— LCP (@LCP) March 20, 2019
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Rouen, « ville particulièrement touchée »
Lors de son audition à l’Assemblée nationale, devant la commission des affaires économiques, le ministre normand a été interrogé par le député LREM Damien Adam, sur le coût pour la ville de Rouen. Selon Bruno Le Maire, Rouen, « ville particulièrement touchée », est ainsi la troisième sur le podium des communes les plus en souffrance. Pour Paris, l’estimation est de 18 millions d’euros, 5,5 millions d’euros pour Toulouse et un million d’euros pour Bordeaux et Saint-Étienne.
Le coût pour les collectivités locales des manifestations des #giletsjaunes, depuis 4 mois, est de 30 millions d'euros hors manifestations de samedi dernier, précise @BrunoLeMaire.#DirectAN #Economie pic.twitter.com/fudqFJuAFQ
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Depuis le début de l’année, les commerçants rouennais expriment leur ras-le-bol face aux violences. Chaque samedi, la perte du chiffre d’affaires est compris entre 25 et 50 % pour les commerces de centre-ville, en moyenne.
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Conséquences de ces manifestations sur la vie économique : le ministre a recensé « 115 accords de délai et paiement des charges sociales », « 23 entreprises qui ont eu des mesures de report fiscal » et « 199 entreprises qui ont demandé une autorisation de chômages partiels ». « C’est absolument considérable à l’échelle de la région », a commenté le ministre.
Le ministre @BrunoLeMaire rappelle quelques chiffres éloquents sur la situation à #Rouen :
– 115 accords de délai et paiement des charges sociales
– 23 entreprises qui ont eu des mesures de report fiscal
– 199 entreprises qui ont demandé une autorisation de chômages partiels pic.twitter.com/C1R6iGKExo— Damien ADAM (@damienadam76) 21 mars 2019
Trois millions d’euros pour les centres-villes les plus touchés
Le maire de Rouen, Yvon Robert, avait proposé aux commerçants un petit geste : la non-augmentation des droits d’occupation commerciale. Une disposition jugée largement insuffisante par les professionnels. De son côté, Yvon Robert, contraint budgétairement, estimait qu’il ne devait pas être seul à subir le fardeau, en lançant un appel du pied à la Région et au Département.
Le député Damien Adam, assure qu’une « enveloppe exceptionnelle » de trois millions d’euros « sera mobilisée pour soutenir les collectivités et les centres-villes dans les villes les plus touchées ».
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