Lundi 11 mars 2019, une trentaine de surveillants ont bloqué la maison d’arrêt de Rouen (Seine-Maritime) (©DR)
Après l’attentat survenu mardi 5 mars à la prison d’Alençon, les surveillants de la maison d’arrêt de Rouen (Seine-Maritime) sont depuis mercredi 6 mars mobilisés. Lundi 11 mars, dès 7 heures, une trentaine étaient bien décidés à bloquer la maison d’arrêt tant qu’ils n’obtiendront pas « 18 postes supplémentaires. »
Mobilisation des surveillants de la maison d'arrêt de #Rouen : l'accès à la prison est bloquée depuis 7h. Ils réclament plus de sécurité et des salaires augmentés pour que les 18 postes manquants soient pourvus. pic.twitter.com/nLjaWGDOkQ
— simon louvet (@LouvetSimon) March 11, 2019
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Les accès bloqués dès 7 heures
À l’appel de l’intersyndicale Syndicat pénitentiaire des surveillants non gradés, de la CGT, FO et Ufap/Unsa, une trentaine de surveillants ont bloqué les accès à la maison d’arrêt de Rouen, lundi 11 mars 2019. La porte principale et le sas de livraison ont été rendus inaccessibles.
On sait très bien que nous allons être délogés à 8h30 pour les extractions au tribunal mais peu importe, nous reviendrons ensuite bloquer car nous sommes bien décidés à être entendus, indique Johan Prost du Syndicat pénitentiaire des surveillants non gradés.
Les syndicats dénonçaient depuis plusieurs mois déjà, le manque de surveillants au sein de l’établissement. « En moyenne, on gère 600 détenus et nous sommes à peine 200 ». À la suite de l’attaque à Condé-sur-Sarthe, les surveillants rouennais ont donc décidé de se mobiliser. « Il faut que l’on soit entendus sinon on poursuivra notre mouvement. » Ils demandent 18 postes supplémentaires.
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